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La garde à vue a été prolongée pour 22 Sénégalais arrêtés dimanche dans l’enquête sur le massacre de 14 personnes en Casamance, région forestière du sud du pays, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier. Il s’agissait des premières arrestations annoncées depuis le massacre, le 6 janvier, de 14 jeunes hommes venus chercher du bois dans la forêt protégée de Bayotte, proche de Ziguinchor, principale ville de cette région agricole et touristique du Sénégal bordée au nord par la Gambie et au sud par la Guinée-Bissau. « Les 22 sont toujours en garde à vue » à Ziguinchor, a affirmé à l’AFP cette source, sans plus de détail. A l’exception des affaires liées au terrorisme où elle peut atteindre douze jours, la garde à vue au Sénégal est de 48 heures, renouvelables une fois. Les personnes arrêtées dans l’enquête sur le massacre du 6 janvier comprennent notamment un journaliste local. « Son arrestation n’a rien à voir avec sa profession », a indiqué à l’AFP la même source, sans plus de précision. L’armée a engagé un ratissage en Casamance pour retrouver les auteurs de cette tuerie « tout en détruisant toutes les zones de transit et bases supposées ou réelles des bandes armées », selon un communiqué militaire publié mardi soir. Lors de ce ratissage, au moins un membre d’une « bande armée » qui s’apprêtait à « dépouiller » des populations dans une opération de diversion a été tué dimanche, selon l’armée, précisant que « des traces relevées sur le sol laissent supposer un bilan plus important ».AFP