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daba1.jpgLundi, la revue externe du Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT) a eu lieu sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Santé, Daba Diawara.

Etaient également présents, le représentant de l’OMS au Mali, le médecin colonel Lamine Cissé Sarr et la coordinatrice du PNLT Dr Alima Naco.

Rentrant dans le cadre des activités d’évaluation périodique de la lutte contre la tuberculose, la revue externe du programme permet de dégager les forces et les faiblesses du PNLT et d’agir pour la consolidation des acquis contre le bacille de Koch.

Maladie redoutable du fait de ses répercussions socioéconomiques, la tuberculose tue chaque année, 2 millions de personnes dans le monde. 8,4 millions de nouveaux cas sont enregistrés annuellement dans le monde dont près de 80% dans les pays en développement.

Au Mali, 37.000 nouvelles infections au bacille de Koch (le microbe de la maladie) sont recensées annuellement soit une incidence de 320 cas par 100.000 habitants. La tuberculose est classée au rang des urgences nationales.

Le malade qui tousse constamment peut être suspecté de tuberculose, mais il peut aussi faire un asthme ou une bronchite chronique. L’important est qu’il trouve au centre de santé, un agent bien formé qui puisse l’interroger afin de détecter, le cas échéant, la tuberculose qui connaît ces derniers temps, une recrudescence liée au VIH/Sida avec lequel, elle forme un couple redoutable.

La tuberculose pose deux problèmes cruciaux : la détection et la guérison. Des soins efficaces existent et il suffit de prendre les médicaments en observant les règles édictées en la matière. La vraie difficulté se situe dans la détection des cas de tuberculose. En effet, tous les malades suspectes ne sont pas dépistées.

Pour le secrétaire général du département de la Santé, la revue externe du programme est une occasion de jeter un regard fouillé sur les différents aspects de la lutte antituberculeuse.

Notre pays a adopté la stratégie DOTS (traitement sous observation directe) de l’OMS comme élément essentiel de notre dispositif de lutte, a confirmé Mr DIawara.

Volonté des pouvoirs publics résolument engagés à lutter contre la tuberculose, avec l’adoption des recommandations de la réunion des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) tenue en avril 2001 à Abuja sur l’augmentation des budgets de la santé pour la lutte contre les maladies de la pauvreté -tuberculose, malaria et VIH/Sida-, a été mis en avant par Lamine Cissé Sarr.

22 mars 2007.