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Maliennes et Maliens, je vous invite à envoyer par SMS «Bassékou Kouyaté» au 00 248 984 000. En le faisant plusieurs fois, vous faites la promotion de la musique malienne, en lui donnant la chance de remporter un trophée Kora de la musique africaine». C’est par cette phrase que Mohamed El Moctar, ministre de la Culture a introduit la conférence de presse qu’il a animée le mercredi 12 février 2009, en compagnie de l’artiste malien nominé aux Trophées Kora de la musique africaine édition 2009.

jpg_bass1.jpgNotre compatriote Bassekou Kouyaté, virtuose de la Kora a été cette année nominé pour la compétition des trophées Kora de la musique africaine édition 2009. Les cérémonies de la phase finale des trophées Kora de la musique africaine, édition 2009, auront lieu le samedi 11 avril 2009 à Lagos au Nigeria.

En plus de la sélection d’un grand gagnant pour le prix du million de dollars US, les organisateurs ont innové en donnant la possibilité aux mélomanes et aux télespectateurs du réseau de télévisions CFI de voter par SMS au N°00 248 984 000, pour choisir le meilleur artiste africain de l’année.

«C’est pour amener de nombreux Maliens à voter pour Bassékou Kouyaté que nous avons décidé d’organiser cette conférence de presse pour inviter nos compatriotes à envoyer Bassékou Kouyaté par SMS au 00 248 984 000», a déclaré le ministre de la culture.

Mais qui est Bassékou Kouyaté ? Présenté comme le père de la renaissance du «N’goni» au Mali, Bassékou est né en 1966 à Garana dans la préfecture de Baraouéli. De tous les artistes musiciens maliens, Bassékou Kouyaté est celui qui a le plus contribué à la promotion du N’goni dans le monde.

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Son acharnement à faire confiance à cet instrument mythique lui donne aujourd’hui une renommée qui dépasse les frontières maliennes. Sans aucun doute, Bassékou Kouyaté fait partie de la catégorie des ambassadeurs de la culture malienne. De Garana à Bruxelles, en passant par Ségou, Bamako, Abidjan, Ouagadougou, l’Espagne, l’Italie, les Etats-Unis…, Bassékou à l’image d’un globe trotter, sillonne les grandes capitales du monde, pour ensemencer une partie de la culture malienne, le temps d’un festival ou d’un concert. Et pourtant rien ne le destinait à cette mission, si ce n’est son amour et sa détermination à redonner au N’goni sa splendeur d’antan.

Assane Koné

Le Républicain du 13 Février 2009