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hum.jpgDans les sociétés africaines, l’homme archaïque cherche des moyens énergiques dans l’immense réservoir spirituel communément appelé le sacré.

La recrudescence des crimes rituels fait la une des faits divers depuis ces dix dernières années. Cette situation d’insécurité sévit à Libreville, ville de plus de 700 000 habitants et inquiète les autorités.

Les crimes rituels sont devenus courants en 1989, année au cours de laquelle un Gabonais natif du Nord du pays et faisant partie d’une secte initiatique aurait réussi à droguer et à tuer un enseignant.

Des parties du corps de la victime avaient été prélevées et faits l’objet d’un festin rituel du groupe d’adeptes de la secte. Le corps de la victime retrouvé dans une rivière se trouvait dans un état de décomposition avancé. L’auteur du crime avait été jugé puis condamné à mort par la justice gabonaise.

En 2003, un jeune chanteur populaire, Serge Egniga avait été mutilé, tué puis jeté sur une voie ferrée dans la commune d’Owendo.

« Face aux éléments de la nature, l’être humain à un niveau de développement intellectuel sentant sa faiblesse, a besoin d’un appui moral supérieur », explique un psychologue.

La situation dans toute l’Afrique Equatoriale et centrale est sans doute trop complexe pour s’arrêter aux détails.

Elle peut se résumer comme une sorte d’incessante guérilla que mènent les différentes formations religieuses locales, mal organisées mais ancrées dans la routine de tous les jours.

Et le Cameroun, le Gabon, le Congo, la République Centrafricaine, le Rwanda et le Burundi sont sérieusement ancrés dans les pratiques ancestrales.

Au Gabon, l’affrontement et le brassage des ethnies ont provoqué l’émergence de certaines pratiques rituelles non connues jusqu’à ce jour.

Il semblerait que l’utilisation des parties du corps humain a pris le pas sur les autres pratiques fétichistes dont les plus scandaleux étaient la collecte de restes humains dans les cimetières de Libreville.

Faits Divers d’Afrique

22 mai 2007