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Voyager sur Sikasso relève aujourd’hui du parcours du combattant. Avec des nids-de-poule récemment bourrés avec du banco ou de la latérite qui ont tous été emportés par des eaux de pluie. La route Bougouni-Sikasso est quasiment impraticable.

Pour se rendre aujourd’hui dans la Cité du Kénédougou, il faut avoir les reins solides et un bon moyen de transport. Le tronçon qui relie Bougouni à la capitale de la 3e région est en parfait mauvais état. Trous béants, nids de poules, l’axe Bougouni-Sikasso est dégradé à plus de 80 %.

Chaque année, l’Etat débloque des fonds pour restaurer les routes. Mais, on se demande réellement où ils sont engloutis tant nos routes manquent d’entretien. Selon des chauffeurs qui sont fréquents sur la route de Sikasso, on a tout récemment colmaté les brèches avec du banco. « Incroyable mais pas surprenant » car, selon notre interlocuteur, « il ne manque que des bonnes pratiques dans ce pays où personne n’est contrôlé ».

Certes vétuste, la route de Sikasso a été mal entretenue. Conséquence : elle est en passe de gagner la palme des accidents graves. Les crevasses de la route provoquent des éclatements de pneus et déstabilisent les véhicules qui sont pour la plupart des gros-porteurs, causant ainsi des graves accidents.

La semaine dernière, il y a eu un grave accident qui a occasionné d’importants dégâts matériels. Selon des chauffeurs, il faut parfaitement connaître la route pour éviter les accidents.

Vu sa rentabilité, cette route ne mérite pas l’état dans lequel il se trouve présentement. Elle relie directement le Banimonotié à la Capitale du Kénédougou, une zone de production par excellence, située aux frontières avec la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

Tout comme le tronçon de tous les dangers, la ville de Sikasso ne dispose pas non plus de route digne de ce nom. Les routes construites à la faveur de le Can-2002 sont également dans un état piteux.

Le PDES est bel et bien en marche.

Sidiki Doumbia

03 Septembre 2008