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J’ai lu avec attention votre article intitulé « Troisième mandat d’ATT : Le coup est-il jouable ? », paru dans le Républicain n° 3107 du vendredi 21 mai 2010. Avec attention certes, mais avec surprise aussi, car vous ne relevez pas que votre confrère par son insistance, voire sa provocation, a poussé voire provoqué le député, en lui posant drument la question « oui ou non ATT doit faire un troisième mandat ? ». Or ce député, dans la posture où il est (interdit de sortir du pays, traqué de part le monde) qui est protégé de pied en cap par le Président ATT, comment voudriez-vous qu’il réponde autrement à cette question ?

Ensuite, monsieur le journaliste, est-ce que vous ne soupçonnez pas plutôt votre confrère au service d’une main invisible ou d’une cause inavouable pour poser cette question dans les desseins que l’on devine. Ma surprise est donc que vous ne vous attaquiez ni à l’honorable Foutanga ni à votre confrère, mais au pauvre Président qui a simplement dit qu’il est un homme d’honneur et qu’il se conformerait aux termes de la Constitution.

En effet, votre article est un véritable procès d’intention quand vous le comparez à Tandja, à Idriss Déby, à Tandja ou à Eyadema. En le faisant, vous oubliez que :

L’avènement de la démocratie au Mali est la résultante de la lutte du peuple malien dont l’aboutissement est le 26 mars.

ATT est le héros de cette révolution du 26 mars qui a posé les bases fondamentales de la démocratie par la Constitution du 25 février 1992.

Le peuple malien dont ATT est un maillon n’a pas la mémoire courte.

Le Président ATT donc, plus d’une fois, a annoncé clairement qu’il s’en tiendra à ses deux mandats.

Mieux, il s’est montré « agacé, voire exaspéré par le scepticisme des Maliennes et des Maliens quand il dit qu’il est pressé de quitter Koulouba pour se consacrer à ses petits enfants, à des activités champêtres et à la prière » (cf. interview d’Ali N. Diallo dans le National). Ce n’est pas votre article qui va apaiser son agacement.

Moi, je crois en son intelligence de peulh à l’école d’Amadou Hampaté Bâ pour savoir que ce qui est arrivé à Tandja, le 18 février 2010 peut lui arriver s’il s’engageait dans la voie du Tazartché à la malienne que vous avez pompeusement appelé « An k’a taa ».

Mon dernier propos serait un appel à tous les patriotes pour qu’ils s’engagent aux côtés d’ATT, pendant les deux dernières années de son second mandat.

Continuer à bâtir notre pays, à ouvrir de nouveaux chantiers que son successeur achèvera, comme ATT a achevé des chantiers ouverts par Alpha Oumar Konaré et comme celui-ci a achevé les quelques rares chantiers que Moussa Traoré avait ouverts. (Ndlr : le titre est de la Rédaction)

Salif I. Diallo

Professeur d’Enseignement secondaire

Lafiabougou

24 Mai 2010.