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Bien que déçu, l’entraîneur national de Côte d’Ivoire à la Can-2012, reconnaît la qualité de l’équipe de Zambie qui a remporté le trophée et avertit que le découragement n’est pas ivoirien.

Les Échos : Quelle analyse faites-vous du match et de votre adversaire ?

jpg_coach.jpgFrançois Zahoui : On est déçu et ça s’est joué sur des détails. Malheureusement, on n’a pas réussi à être bon dans ces détails, ce qui explique notre défaite. La Zambie est un bon vainqueur. C’est une équipe qui a tout donné, qui a pratiqué un très beau football, notamment en première mi-temps. Et puis effectivement, ils sont champions d’Afrique, je les félicite parce qu’ils ont gagné la coupe.

Les Echos : Ils ont battu successivement le Sénégal, le Ghana, la Côte d’Ivoire…

F. Z. : C’est là que je leur tire mon chapeau. Parce que vous savez des fois que quand on a une équipe comme ça, ce n’est plus après une équipe qui arrive en finale. Mais cela veut dire que quelque part, elle l’a mérité. Maintenant après quand vous voyez ça en penalty, c’est du 50/50. Mais, c’est une très bonne équipe. Depuis le début, nous savions qu’on allait jouer un match difficile et compliqué. Il est vrai qu’on a des joueurs qui sont dans les grands clubs, ça fait que souvent on nous met dans les situations de favoris. Donc, c’est tout à fait logique, on assume. Mais on n’est pas passé près, je pense que la Zambie est une très bonne équipe, il faut la féliciter.

Les Echos : Et votre geste sur le tir de Kolo ?

F. Z. : Non, Kolo avait très mal. Je pense qu’il est allé au bout de lui-même et au départ il ne voulait pas tirer. Parce qu’il avait mal, mais je suis très fier qu’il ait tiré le penalty, ce n’est pas le fait qu’il le rate mais qu’il soit parti tirer, c’est très important pour l’homme, le mental. Il voulait le faire pour les Ivoiriens, malheureusement, cela a tourné autrement.

Les Echos : La Can-2013, c’est demain non ?

F. Z. : On va continuer à travailler. Vous savez c’est la vie, c’est le sport où il y a un gagnant et un perdant. On a perdu, il faut tirer les enseignements et continuer à espérer. Comme on le dit découragement n’est pas ivoirien. Il faut continuer à voir l’avenir avec beaucoup de sérénité et puis il faut y aller pour y croire encore.

Propos recueillis, à Libreville, par

Boubacar Diakité Sarr

17 Février 2012