Partager

Le Républicain : Que pensez-vous de ces Etats généraux en tant que Vérificateur général ?

Sidi Sosso Diarra : C’est un événement qu’il fallait absolument créer. «On ne peut pas ramasser les cailloux avec un seul doigt…». Nous, en tant que bureau du Vérificateur et structure de contrôle, nous nous occupons de ce phénomène de corruption dans sa partie la plus visible : l’administration, les opérateurs économiques. Mais le bureau en particulier a montré des cas non pas pour éliminer mais diminuer le phénomène.

Le Vérificateur a travaillé sur le phénomène de la corruption, des documents existent ; est-ce que ce comité a tenu compte du travail fait par votre institution ?

Ce comité, pendant ses travaux préparatoires, a eu à me rencontrer. Je ne sais pas, si oui ou non mes préoccupations ont été intégrées dans les débats. On le saura.

Pensez-vous que sans la mise en application des résolutions de ces Etats généraux, on pourra lutter contre la corruption ?

Evidemment, si vous dénoncez chaque fois le dysfonctionnement, c’est bien, mais le mieux c’est d’attaquer le mal à la racine. Il faut une implication totale de la justice pour lutter contre la corruption. Ce sont les procureurs qui sont habilités à interpeller les gens. Je crois que ces Etats généraux touchent la société civile, d’autres couches que le Vérificateur ne contrôle pas. Alors, ces Etats généraux sont les bienvenus pour faire le point de la situation générale du phénomène.

26 Novembre 2008