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«Je suis candidat à la succession de Chérif Haïdara»

C’est demain vendredi 13 février que s’ouvre la conférence ordinaire du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME). En prélude à cette rencontre déterminante pour donner un sang neuf à cette organisation, le Conseil de base des Maliens de France était hier devant la presse pour expliquer sa contribution à ladite conférence, à travers un document intitulé « Pour un HCME rassemblé autour de ses valeurs et de sa mission » (nous publions ce document en Page 7).

Cette rencontre qui a mobilisé les Maliens de l’Extérieur, a vu la participation de Aoua Camara (Malienne de Gambie), de Amir Maïga ( Secrétaire général du bureau sortant du HCME), Ousmane Tanapo (Vice président du bureau sortant), Gahoro Doucouré (Président du Conseil de base des Maliens de France), Cissé Mahamadou (Vice président du Conseil de base des Maliens de France), Baïdy Dramé (Secrétaire à la Communication du Conseil de base des Maliens de France etc…

Les conférenciers se sont prononcés sur des préoccupations qui intéressent l’ensemble des Maliens de l’Extérieur. Sur la question de la migration, le point de vue des conférenciers est que tout accord sur la gestion des flux migratoires entre la France et le Mali doit passer par la régularisation des Maliens qui sont là-bas en situation irrégulière. Il s’agit d’un préalable sur lequel il n’y a pas de négociation possible.

“Nous n’accepterons pas un accord qui ne laisse de place au Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur pour l’accompagnement. Nous nous sentons meurtris chaque fois qu’un Malien est expulsé”. Les conférenciers se sont réjouis de l’attention accordée par le gouvernement malien à leur organisation en prêtant une oreille attentive aux préoccupations exprimées. Récemment, environ un millier de Maliens ont été régularisés, et les autorités maliennes se sont engagées à défendre l’intérêt des Maliens.


Le Républicain : Quelles sont les motivations de votre candidature à la présidence du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur ?

Gahoro Doucouré : J’ai de l’ambition pour le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur et pour notre pays. On ne peut pas dire des choses qui ont un sens et ne pas être disposé à assumer ses responsabilités quand cela s’avère nécessaire. Nous avons élaboré un projet pour le HCME, définissant le parcours de cette organisation depuis sa création, ses atouts et faiblesses, ainsi que les opportunités qui se présentent à lui dans le contexte national et international.

C’est un document qui doit servir de base de discussion, au-delà des éléments qui précèdent, pour définir notre identité, nos valeurs, nos principes, règles de fonctionnement et les projets devant répondre aux préoccupations des Maliens de l’Extérieur où qu’ils se trouvent.

La démarche participative qui vient d’être enclenchée permettra aux différentes sections de l’améliorer, de l’adapter au regard des préoccupations des uns et des autres dans leur pays d’accueil. En tout état de cause, c’est un document qui doit faire l’unité de la diversité des Maliens de l’extérieur. Ce qui est aussi fondamental, au-delà du projet, c’est d’avoir un leadership visionnaire.

Pour ce faire, nous avons mis en place une dynamique collective sous l’impulsion du président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, Chérif Haïdara. Les questions de candidature seront posées dans cette dynamique et nous avons la conviction que nous irons à la conférence unis, avec une équipe capable de répondre aux défis actuels.


Quel est votre programme pour les cinq années à venir, soit un mandat ?

Mon programme est le document de contribution des Maliens de France enrichi et amendé par les autres membres de la dynamique collective pour être le programme de la majorité des Maliens de l’Extérieur.


Quels sont les membres de cette dynamique et comment devient-on membre ?

Nous avons à l’heure actuelle, enregistré une vingtaine de pays et d’autres sont en train de venir. Pour intégrer la dynamique, c’est partager la démarche initiée autour d’un document commun et d’une équipe pour sa mise en œuvre. Nous souhaitons que la mise en place du bureau des Maliens de l’Extérieur soit une fête qui ne laissera aucune place pour les frustrations, les malentendus, encore moins les querelles inutiles. Il faut dialoguer à cet effet.

Propos recueillis par

Boukary Daou

12 Février 2009