Partager

jpg_41816.jpg

C’était le lendemain d’une longue audition qui avait vu le Procureur de la Commune IV mettre le Vérificateur Général Sidi Sosso Diarra sous mandat de dépôt. La nuit du 31 mars au 1er avril, selon des sources proches du dossier, a été marquée de plusieurs va-et-vients entre le tribunal, le domicile du Végal et la maison centrale d’arrêt de Bamako.

Il était resté dans les liens de l’inculpation. Ce n’est qu’au cours de l’audition d’hier que le Procureur en charge du dossier a accepté d’accorder une « levée d’écrou », sous réserve du payement d’une caution qui a été fixée à un million de Fcfa, selon nos sources.

Malgré cette liberté provisoire, quelques faits demeurent constants dont l’inculpation du Végal. Le dossier dans lequel il a été inculpé suit son cours. Après ce feuilleton qu’on peut appeler « les déconvenues du Végal », pourra -t-il continuer à exercer pendant qu’il est sous inculpation ?


Contacté
, un proche du dossier nous a déclaré que le Vérificateur Général Sidi Sosso Diarra pouvait continuer son travail jusqu’à ce qu’une décision soit rendue dans l’affaire. Mais ses collaborateurs peuvent-ils reprendre leur travail maintenant que le droit leur a donné raison ? Rien ne s‘oppose en effet à leur retour au Bureau. Mais les intéressés envisagent-ils de le faire? Là est la question.

A noter que le Vérificateur Général reste inculpé et mis sous mandat de dépôt suite à la plainte de certains de ses principaux et proches collaborateurs.

C’est suite à une décision du Végal de les licencier que leur recours en annulation a donné les effets escomptés. Mais c’est en voulant reprendre leur travail, conformément à un arrêt rendu en dernier ressort par la Cour suprême qu’ils seront butés à la résistance du patron des lieux. Celui avait tout simplement réquisitionné les forces publiques pour s’opposer à cette reprise.

C’est ainsi que ces collaborateurs se sont adressés au tribunal de première instance de la Commune IV pour « réquisition et emploi des forces publiques contre l’exécution d’une décision de justice ». Une infraction passible de plusieurs années de prison, selon un interlocuteur.

B. Daou

Le Républicain du 02 Avril 2009