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Dans l’affaire de l’invalidation des maires Adéma de Yélimané en faveur de candidats URD sous la houlette de l’administration publique (voir Les Echos n°3493 du mardi 15juin 2010), le Tribunal administratif de Kayes a rendu mercredi son verdict confirmant, comme nous le disions, qu’un changement de majorité n’influe aucunement sur la démission d’un bureau déjà en place.

La préfecture du cercle de Yélimané avait, dans des conditions douteuses, décidé de l’annulation des voix, voire du scrutin des dernières élections communales dans quatre municipalités Adéma ou assimilées en faveur de l’URD dont le leader Mahamadou Hawa Gassama est déclaré par l’Adéma et ses partis coalisés (Parena, RPM et RDA) « d’accointances frauduleuses » avec l’administration centrale à Bamako.

Le cercle de Yélimané a connu ces derniers jours un lourd climat de défiance entre populations obligeant un déploiement inhabituel de forces de l’ordre à cause de cette situation qualifiée de « hold-up électoral » par les populations.

La partie adverse a introduit un pourvoi en cassation à la Cour suprême. Mais, il existe une jurisprudence à ce niveau et qui laisse penser que le juge suprême confirmera la décision du Tribunal administratif de Kayes, ce qui ne fera que renforcer la stabilité et la quiétude à Yélimané.

O. D.

21 Juin 2010.