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Au Mali, malgré le coup d’Etat du 22 mars 2012, qui se voulait le redressement de l’Etat, certaines pratiques peu orthodoxes restent encore de cité. Elles relèvent de la corruption pure et simple dans certaines structures de l’Etat. Le cas de la CETRU est plus révélateur. La Cellule gouvernementale chargée d’entretenir nos routes n’est qu’une boite à sous. Là, l’argent circule, pas pour le bien-être du contribuable, mais pour celui de son directeur et son clan. Comment comprendre que la CETRU puisse mettre des dizaines voire des centaines de millions dans la réfection des routes ?

Au lieu de procéder en tandem avec les services chargés de curer les caniveaux obstrués par toute sorte d’ordures, à la CETRU on se borne sur les causes sans s’attaquer aux faits. Résultat, à chaque réfection, il suffit qu’une seule goutte d’eau tombe sur Bamako pour qu’elle emporte nos centaines de millions jusqu’aux fins fonds du fleuve Niger. Les usagers du tronçon Sotuba- zone industrielle, ont, tous, remarqué les dilapidations des fonds qui se font à la devanture de Direction Nationale de la Géologie et des Mines. Là, il suffit de creuser de grands canaux d’évacuation des eaux pour ne plus parler de réparation ou réfection de cette voie. Mêmes constats avec l’Agéroute sur le tronçon Banankabougou-Stade du 26 mars. Deux cas parmi tant d’autres.

Prière de faire un tour à la descente du 3e Pont côté Missabougou où la CETRU vient d’effectuer un travail de façade. Les fonds destinés à alimenter la caisse de la CETRU ne peuvent-ils pas permettre de creuser de véritables passages d’eau dans le District et environs ? Si oui, il faut simplement supprimer ce service et injecter l’argent alloué dans d’autres projets importants !

Nous y reviendrons largement.

Kady Théra

Le Guido du 25 Septembre 2013