Partager


La Fédération malienne des associations de pavage,(FEMAPE) a convié toute la crème de la presse nationale et internationale à l’Espace culturel le Djenné, le jeudi 17 août 2006, pour une journée d’information. Il s’agit de la deuxième phase du projet d’appui aux initiatives locales de la gestion de l’environnement urbain à Bamako. Les travaux étaient dirigés par le coordinateur du projet, Samba Biba.

Initiées dans le cadre de la coopération bilatérale entre le Grand Duché du Luxembourg et la République du Mali, les activités liées au projet d’assainissement de Bamako ont démarré en février 2006. Sa mise en œuvre va s’étaler sur trois ans, pour un budget total de 1 900 000 Euros partagé entre une contribution luxembourgeoise de 1 750 000 Euros et une participation malienne de 150 000 Euros.

La deuxième phase du projet, a soutenu Samba Biba, fait suite au succès qu’a connu le pavage des rues de Missira, une expérience initiée par Aminata Dramane Traoré sur fonds propres. Elle a donc été approchée par les populations du quartier et a élaboré un projet qui a été financé par le Canada jusqu’à hauteur de 15 millions FCFA. C’est cet argent qui a servi à paver la rue 8 de Missira.

Lors de son séjour au Mali en 2002, La Grande Duchesse du Luxembourg qui a visité Missira a tellement été émerveillée par les travaux qu’elle a promis de trouver un financement pour un projet plus ambitieux.

A la différence de la première phase du projet, les présents travaux vont s’étendre sur les cinq communes du district de Bamako à l’exception de la commune III. Tout simplement, parce que celle-ci, selon le coordinateur du projet, n’était pas représentée lors du dépouillement.

Le projet envisage de soutenir un dialogue entre les élus et les associations en vue de promouvoir la participation active de la population à la recherche de solutions appropriées au problème d’insalubrité à Bamako.

Curage de caniveaux

Il s’agit du curage des caniveaux, l’évacuation des déchets, le dallage, la plantation des arbres, enfin la formation et la création d’emplois durables ou temporaires pour les jeunes des quartiers. Son objectif est de participer au renforcement de la démocratie et à l’amélioration des conditions de vie des populations grâce à l’assainissement des quartiers de Bamako.

Répondant aux questions des journalistes, Gaoussou Diallo a expliqué que l’une des principales difficultés qu’ils ont eu à surmonter pendant la première phase du projet était la mobilisation des populations. «Au départ, nous étions obligés d’employer les jeunes jusqu’au moment où les populations se sont approprié les travaux. L’autre problème c’était le vol du matériel de travail : brouettes, pelles, bottes».

Parlant de la mise en œuvre du projet, il dira que les travaux vont bientôt commencer. Ils seront exécutés par 18 associations et une ONG.

Pierre Fo’o MEDJO

18 août 2006.