Partager

A Transrail, la nouvelle section syndicale issue d’un congrès extraordinaire et dirigée par Abdoulaye Sago est déterminée à faire aboutir ses revendications. Après une grève de 48 h les 14 et 15 juin derniers, le nouveau bureau n’entend plus lâcher prise.

Dans un préavis de grève déposé la semaine dernière sur la table de la direction générale, la tendance Sago en tandem avec Fet-rail se propose d’observer un arrêt de travail de 72 h allant du 12 au 14 juillet 2006 afin d’amener la direction à prendre en compte ses doléances qui portent sur le rejet de la grille salariale, le rejet du protocole d’accord du 23 mai 2005, le respect des clauses de concession, l’application stricte de l’accord d’établissement du 17 décembre 2004, la réintégration des camarades arbitrairement licenciés.

Le clan Sago soutient que le protocole d’accord n’a pas été signé dans les normes pour la simple raison qu’il n’a été paraphé que par le directeur général de Transrail et quelques membres de l’autre section syndicale à l’insu, dit-il, des travailleurs et de l’inspection du travail.
Dans le même préavis de grève signé par les deux secrétaires généraux (Abdoulaye Sago et Abdoulaye Ndoye de la Fet-rail), la grève de 72 h sera suivie d’une autre illimitée si les revendications citées ne sont pas prises en compte par la direction. Par ailleurs, ils dénoncent la mauvaise gestion de celle-ci, son incompétence et son mépris vis-à-vis des travailleurs.

Si cette grève se concrétise, elle perturbera non seulement le trafic ferroviaire entre Bamako et Dakar mais aussi aura des impacts financiers sur la société. Les pertes économiques évaluées lors de la précédente grève ont été estimées par la direction générale à près de 600 millions de F CFA alors que le syndicat parlait de plus d’un milliard.

L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), sollicitée par la direction de Transrail pour départager les deux sections syndicales qui se livrent à une guerre de leadership, ne s’est jusque-là prononcée sur la question. Néanmoins, elle aurait signifié à cette dernière de prêter une oreille attentive aux revendications de la nouvelle section syndicale qu’elle juge légitimes et qu’elle travaille à unifier la direction syndicale.

Mohamed Daou

7 juillet 2006