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L’atelier international sur l’Initiative de transparence des industries extractives et la Campagne publiez ce que vous payez a pris fin mercredi dernier à Bamako.Organisé par le Réseau des organisations de la société civile sur l’ITIE, cet atelier a regroupé les délégués en provenance du Mali et de la sous-région ouest-africaine comme la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée Conakry, le Nigeria, le Niger et du Ghana.

A l’issue des travaux, l’atelier a doté la coalition « Publiez ce que vous payez » (PCVQP Mali) d’une feuille de route dont l’objectif est de définir les actions à mener à la suite de cet atelier pour le lancement de la campagne au Mali, de préparer des textes de base (statuts, règlement intérieur), de rechercher et d’adapter la fiche signalétique pour voir les organisations pouvant remplir les critères.

Trois jours durant les participants ont développé plusieurs thèmes parmi lesquels les principes et les critères de l’Initiative de transparence des industries extractives (ITIE), la fiscalité et contrats, le monitoring des impacts social et environnemental, le suivi budgétaire, etc.

Ils se sont réjouis de l’existence d’un contexte d’adhésion du Mali à l’ITIE, de l’existence d’un comité ITIE renforcé par un engagement déterminé de la société civile malienne bénéficiant d’un ancrage social qui, lui-même, se traduit par une réelle organisation des communautés sur l’étendue du territoire national.

Cependant, les faiblesses d’ordre institutionnel, technique et organisationnel qui constituent des défis au plan d’action sont, entre autres, le faible niveau d’information sur le processus ITIE, le manque de disponibilité des personnes ressources au sein des OSC, le faible niveau d’information des OSC sur l’ITIE, ses actions et le processus, le déficit de communication, la faible capacité technique, organisationnelle et institutionnelle des OSC et de l’ITIE, la faible capacité technique des OSC en audit, études d’impacts, monitoring, etc.

A la fin de l’atelier, les participants ont formulé plusieurs recommandations au gouvernement, à la société civile et aux sociétés minières et au secteur privé. Il leur est demandé de poursuivre les efforts permettant d’améliorer les résultats actuels de l’exploitation aurifère, d’utiliser le potentiel important généré par l’exploitation aurifère en vue d’améliorer le développement socio-économique des populations, d’améliorer la politique d’information et d’accès à l’information sur la gestion de l’exploitation minière, de prendre toutes dispositions utiles pour atténuer les problèmes environnementaux au niveau des sites aurifères, de s’impliquer activement dans l’ITIE.

Que les conventions internationales signées et ratifiées par le Mali soient davantage respectées (il s’agit notamment de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, de la convention des Nations unies contre la corruption, de la convention de l’Union africaine pour la prévention de la corruption et les infractions assimilées, etc.)

Clôturant les travaux, Sidi Mohamed Zouboye, secrétaire permanent de l’ITIE Mali a, au nom du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, remercié les participants pour la pertinence des recommandations et le sérieux avec lequel les travaux ont été menés. Il a rappelé qu’au Mali le processus a démarré depuis août 2006 avec l’adhésion du pays à l’Initiative. « Merci a vous tous et principalement le groupe Oxfam GB et America pour leur appui ».

Idrissa Sako

15 février 2008.