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Le réseau des organisations de la société civile malienne sur les initiatives de transparence des industries extractives (ITIE) a organisé hier dans la salle de conférence de l’hôtel nord-sud un atelier de formation sur les ITIE et la campagne « publiez ce que vous payez ».

L’objectif de cet atelier qui va durer trois jours est d’initier, de former et d’informer la société civile aux principes de l’ITIE et la campagne « Publiez ce que vous payez » (PCQVP). Y prennent part, les acteurs de la société civile au niveau national qui sont impliqués ou intéressés par les questions des industries extractives, les acteurs intervenant sur les questions de justice, ceux intervenant sur les questions d’analyse et de transparence budgétaire, les acteurs intervenant sur les questions environnementales et de plaidoyer et des représentants de la société civile du Ghana, du Niger et du Nigeria…

Les organisateurs entendent former la société civile aux principes de l’ITIE et de l’en informer sur la campagne « Publiez ce que vous payez ». Les participants vont développer des thèmes comme la gouvernance de la gestion des ressources nationales, transparence et justice économique et démocratie, rôle des acteurs sociaux, la politique économique des ressources, le budget national au Mali et l’impact des recettes minières, rôle de l’Etat : redistribution et pauvreté, recettes et stratégies de réduction de la pauvreté : enjeux et opportunités économiques etc.

Ouvrant les travaux, Sidi Mohamed Zouboye, secrétaire permanent ITIE a, au nom du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau indiqué que « l’initiative pour la transparence des industries extractives et de la campagne « Publiez ce que vous payez » procède de la volonté commune des organisations de la société civile et des gouvernements de bien informer le public, d’améliorer la transparence et la traçabilité financières des revenus générés par les industries extractives partout où elles opèrent ».

A l’en croire, le Mali démocratique et 3e producteur africain d’or depuis quelques années ne pouvait se soustraire à cette obligation de rendre compte.

Notons que le secteur minier malien a connu durant les 15 dernières années un développement fulgurant qui a hissé le pays au 3e rang au niveau africain en matière d’exploitation de l’or. Avec une production moyenne de 50 tonnes d’or par an, sa contribution à l’économie nationale en 2006 représentait plus de 70 % des revenus d’exportation et presque 21 % du PIB.

« C’est dans ce contexte, que le Mali sous l’impulsion de la Banque mondiale, s’est engagé pour une plus grande transparence de ses procédures et l’amélioration continue de sa gouvernance », a affirmé Tiémoko Souleymane Sangaré, secrétaire exécutif de la Fondation pour le développement au Sahel (FDS).

L’atelier qui prendra fin mercredi prochain a pu se tenir grâce au concours du réseau malien des journalistes pour la lutte contre la corruption et la pauvreté (RMJLCP), la coalition africaine dette et développement (CAD Mali), la Cafo, la FDS, Oxfam GB et l’Ascoma.

Idrissa Sako

12 février 2008.