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Le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), Hamadoun Amion Guindo se dit convaincu que seul le capitaine Sanogo est habilité à opérer le changement pour lequel il a fait le coup d’Etat du 22 mars 2012.

Dans un entretien qu’il nous a accordé hier à son siège, le secrétaire général de la CSTM, également président de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam), Hamadoun Amion Guindo explique que » la Copam qui est une coordination de 4 organisations ayant chacune la même taille que le FDR ». Il s’agit du RPDP, l’ADR, la Convergence patriotique et le MP-22.

Selon Hamadoun Amion Guindo, la Copam est favorable à la tenue d’une Convention nationale de désignation du président de la transition comme annoncée par le président du CNRDRE, Amadou Haya Sanogo. « Nous avons appris que le président de la République, le Premier ministre et le président du CNRDRE se sont convenus de quelque chose hier (Ndlr : le mardi) et que Dioncounda doit se rendre à Abidjan pour porter cette nouvelle à l’attention du président de la Cédéao. Nous attendons qu’on nous fixe une date. Hier (Ndlr : mardi), nous nous sommes réunis autour de la question ».

Le président de la Copam pense que cette Convention nationale est plus que nécessaire, car, elle permettra aux Maliens de décider de leur sort et la Cédéao ne pourrait que suivre cette donne. « Si vous voyez que la Cédéao décide de notre sort, c’est parce qu’elle se dit qu’entre nous-mêmes on ne pourra pas s’entendre. Cette convention peut se tenir le week-end prochain et sera organisée par le gouvernement pour être présidée par le président de la République. Il faudra faire tout pour ne pas exclure certains acteurs.

Et les décisions de cette Convention peuvent avoir un caractère imposable ».
Mais qui pour conduire cette transition ? Le président de la Copam voit un seul homme : le président du CNRDRE. Pour Hamadoun Amion Guindo, « c’est le CNRDRE qui a mis fin à la situation catastrophique dans laquelle nous conduisait l’ancien régime. C’est lui aussi qui s’est proposé de redresser la situation, donnons lui alors les moyens de le faire. Et comme ça on pourra le juger après ».

Abdoulaye Diakité

L’Indicateur du Renouveau du 17 Mai 2012