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Bruits sourds

Les médiateurs de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE) ont parlé samedi le même langage en convenant du choix du président de la République par intérim pour diriger la transition.

Cependant, des voix discordantes se sont levées pour dire non à cette proposition de sortie de crise au Mali. Ils sont nombreux les mouvements et autres associations à l’image de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam) à opposer un niet au choix de Dioncounda Traoré pour conduire la transition. Ils étaient réunis hier au CICB pour tenir une soi-disant Convention nationale aux fins de désigner leur président

Au regard des mouvements de contestations ça où là, l’on est en droit de se demander qui est véritablement derrière ses agitateurs dont le but inavoué n’est ni plus ni moins que de mettre en péril la transition politique au Mali et de troubler l’ordre public. Le phénomène n’est pas perceptible qu’à Bamako seulement, il y a trois autres régions qui sont dans la danse. Il s’agit de Koulikoro, Sikasso et Ségou.

Si force doit rester à la loi, la tenue d’une Convention ne devrait pas être encouragée. Car, on ne peut pas aimer une chose et son contraire.

Sortie de crise : la main du Chérif de Nioro

La présence jeudi dernier du Chérif de Nioro auprès du président du CNRDRE a étonné plus d’un. Le visiteur dit avoir rendu une visite de courtoise à la junte suite à celle que celle-ci avait effectuée chez lui à Nioro pour prendre conseils. Certes, pas grand-chose n’a filtré de leur entretien mais toujours est-il qu’ils ont parlé du pays et de la crise qu’il traverse présentement.

Quelques jours après cette visite du Chérif de Nioro, de sources bien informées indiquent que la présence de l’érudit à Kati s’inscrivait dans le cadre d’une sortie de crise. Le Chérif, apprend-on, aurait demandé au chef de l’ex-junte de reconsidérer sa position en acceptant la proposition de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Une hypothèse à ne pas à écarter parce que le patron de l’ex-junte qui tenait tant à la tenue Convention nationale a vite décidé de se rallier derrière la sentence de la Cédéao.

Tribunal de la Commune I : le juge « du divorce forcé »

Un jugement opposant des époux maliens, naturalisés gabonais, résidant à Libreville a été prononcé au tort de l’épouse par le président du Tribunal de première instance de la Commune I. Tranquillement assise chez elle, le mari a remis à son épouse le jugement de son divorce d’avec elle. La décision a été prononcée en son absence ; elle n’a pas eu droit au contradictoire encore moins à la procédure de conciliation.

En plus de ces vices de procédure (l’affaire relève de plus de la compétence des tribunaux gabonais), l’époux ne veut rien entendre et chante sur tous les toits qu’il divorcerait même s’il faudrait qu’il perde toute sa fortune dans sa volonté de rompre. Le manque de sérieux du juge malien est évident dans cette affaire. D’ailleurs, juridiquement, un juge malien ne peut pas donner d’existence à une décision de divorce de personnes naturalisées.

Au préalable, il lui incombait de vérifier d’abord si la procédure au Gabon (inexistante) était contradictoire, ensuite de vérifier si toutes les voies de recours ont été épuisées. Apparemment, le juge malien en question ne s’est pas entouré de ces précautions et a décidé de mettre fin à un mariage de 30 ans et cinq enfants en son âme et conscience. Ce n’est pas seulement un excès de pouvoir, lié à la cupidité, mais un blasphème, car de toutes les choses autorisées, c’est le divorce que Dieu déteste le plus.

Jeux-concours de la photographie : les lauréats courent après leur prix

Les résultats du concours organisé par la Maison africaine de la photographie (Map) entre des photographes ont été publiés il y a plus de 6 mois. Trois prix ont été mis en jeu pour les 3 meilleurs photographes : le 1er prix s’élève à 500 000 F CFA, le 2e à 300 000 F CFA et le 3e prix était doté de 200 000 F CFA. Mais le hic est qu’aucun des 3 lauriers n’a bénéficié jusqu’à ce jour sa récompense. Pourtant, ce n’est pas le fonds qui manque dans la mesure où la Map à chaque édition d’organisation photographique dénommée « la Cité et nous » reçoit un budget conséquent soit des millions de F CFA pour, entre autres, l’organisation de sessions de formation, de l’exposition photographique, etc.

Pour ce dernier concours dont les prix ne sont pas encore remis à leurs bénéficiaires, il était demandé aux photographes de proposer des images relatives au paysage urbain, les petits métiers et petites entreprises… La Maison africaine de la photographie est plus que jamais interpellée pour honorer ses engagements vis-à-vis des lauréats du concours.

Douentza : l’armée contre-attaque

Le dimanche dernier, il y a eu un accrochage entre les forces armées du Mali et des rebelles vers Douentza. Nos militaires qui se déplaçaient à bord de quelques véhicules ont réussi à mettre en déroute les rebelles et à faire quelques blessés. Hier, des renforts venus de Sévaré étaient stationnés à Goni, attendant la suite.

22 Mai 2012