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La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) est plus que jamais engagée à accompagner notre pays dans sa sortie de crise. Selon son chef, Mahamat Saleh Annadif, l’échange téléphonique qu’il a eu, jeudi dernier, avec le Conseil de sécurité s’inscrit dans cette dynamique.

Au cours de cet appel, le patron de la Minusma a fait le compte rendu des événements que notre pays a traversés depuis la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août jusqu’à la mise en place du gouvernement de Transition. Il a rappelé que les événements du 18 août ont été condamnés par le secrétaire général et le Conseil de sécurité des Nations unies.

Le patron de la Minusma a aussi rappelé la suspension du Mali des instances institutionnelles de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) jusqu’à la mise en place des organes de la Transition. «Il me plait de relever devant votre Conseil que c’est pour la première fois depuis la signature de l’Accord en juin 2015 que les mouvements signataires ont fait leur entrée officielle dans un gouvernement.

Cette avancée est pleine de symbole et de signification. C’est le résultat de bonnes prédispositions des nouvelles autorités et des mouvements signataires, encouragés par nos bons offices en vue de renforcer la confiance », s’est félicité le responsable onusien.

Selon Mahamat Saleh Annadif, l’organisation d’élections crédibles pouvant conduire au retour à l’ordre constitutionnel dépend des réformes politiques, institutionnelles, électorales et administratives telles qu’énoncées dans la Charte de la Transition. « La Transition constitue, a-t-il affirmé, une opportunité pour les Maliens de sortir de ce cycle infernal ponctué d’une succession de coups d’état périodiques ».

Il a exhorté les Nations unies à saisir également cette opportunité «pour continuer à accompagner et appuyer cette phase importante pour une sortie de crise au Mali, en coordination avec l’ensemble de la communauté internationale, notamment l’Union africaine et la Cedeao. «La paix est à portée de main et la balle demeure encore dans le camp des Maliennes et Maliens», a souligné le patron de la Minusma. Il s’est félicité de la libération du chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé et de trois otages européens.

Mohamed D. DIAWARA

Source: L’ESsor