Partager

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Amadou Keïta, a présidé, lundi dernier dans un hôtel de Bamako, le lancement du Projet intégration dans le cadre du traitement du paludisme pendant la grossesse. C’était en présence du coordinateur dudit projet, Pr Kassoum Kayentao et de nombreux invités.

Ce programme portera sur la faisabilité de l’administration de la sulfadoxine pyriméthamine (SP) en traitement préventif intermittent (TPI) chez les femmes enceintes à travers la chimio prévention saisonnière (CPS). Ila pour objectifs d’évaluer si l’ajout du TPI-SP à l’administration de la (CPS) peut augmenter la couverture et la rapidité du TPI-SP et promouvoir la fréquence des soins prénatals chez les femmes enceintes au Mali et au Burkina Faso.

Ce projet de recherche d’implémentions d’une durée de 3 ans est une initiative des chercheurs de cinq institutions de recherches dans autant de pays : Mali, Burkina Faso, Angleterre, Italie et France.

Selon le coordinateur du projet, Il s’agira d’un essai de mise en œuvre randomisé en grappes dans le système de santé de routine pour comparer la couverture (critère d’évaluation principal) et l’opportunité de l’utilisation du TPIP et des soins prénatals chez les femmes enceintes qui reçoivent mensuellement le TPIP-SP via le canal SMC (visites DDD) pendant la saison des pluies et par les services de consultation prénatale (CPN) par la suite (intervention), par rapporta la pratique standard (CPN seule), a-t-il expliqué.

Pr Kassoum Kayentao ajoutera que les résultats comprendront la couverture TPIP-SP, la rétention dans les soins prénatals et l’efficacité de la prestation TPI-SP en étroite conformité avec la portée du sujet de l’appel. «Les résultats de l’étude seront utilisés pour éclairer les politiques et les pratiques dans chaque pays, en vue de les améliorer avec le potentiel d’avoir un impact sur les politiques d’autres pays du SMC (Niger, Sénégal, Tchad, etc.) », a-t-il indiqué. Selon lui, on ira après à échelle puisque les résultats de la recherche seront diffusés par le biais de stratégies de réseautage, de diffusion et de communication.

Quant au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, il dira quecette initiative est révélatrice de l’importance et de l’implication à un niveau si élevé de nos chercheurs dans la recherche et la lutte contre le paludisme, pendant que le phénomène continue encore de faire des ravages chez les femmes enceintes.

Pr Amadou Keïta a signalé que la stratégie principale, dédiée à sa prévention qui consiste à l’administration d’au moins trois doses de sulfadoxine pyrimethamine pendant la grossesse connaît des difficultés dans sa mise en œuvreau Mali et dans la plupart des pays endémiques de l’Afrique sub-saharienne. Il a aussi ajouté qu’au regardde cette préoccupation, le projet d’intégration vient à point nommé, car il s’agit de mettre en place une stratégie dontl’objectif est d’améliorer la mise en œuvre du TPI-SP.

Le ministre a noté que c’est pourquoi, son département par le biais de l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako(USTTB) sera toujours disponible aux côtés des chercheurs pour le bon déploiement de leurs projets respectifs, c’est-à-dire, accompagner nos chercheurs dans ce combat sans répit qu’ils mènent depuis des décennies contre ce fléau qui reste toujours un problème de santé publique. Pour le Pr Amadou Keïta, toutes ces formations contribueront fortement à l’automatisation de nos facultés et universités, ainsi que de la société afin de renforcer la recherche et l’enseignement

Baya Traoré

Source: L’Essor