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Depuis plusieurs semaines, un réseau de larrons utilisent le nom de l’imam de la grande mosquée de Tombouctou pour escroquer d’honnêtes citoyens à Sikasso, Ségou, Bamako, Côte d’Ivoire et ailleurs.

Les membres de cette association de malfrats appellent les uns et les autres et se présentent comme étant l’imam de la grande mosquée de Tombouctou. Avant de dire à leurs interlocuteurs qu’ils ont besoin de tel ou tel montant et en retour, l’imam leur fera des bénédictions et les enverrait un «nassi».

Des naïfs ont cru à cette thèse et se sont fait avoir. Au finish, l’imam de la grande mosquée de Tombouctou, connu sous le nom de Ben Essayouti, a appris les dégâts causés par ce réseau d’escrocs qui donnait à l’imam le nom de Baba Haïdara.

Nous avons rencontré l’imam Ben Essayouti de passage à Bamako. Il n’a pas manqué de faire de sa déception en relevant que de tels comportements ne ressemblent pas à un Tombouctien. «Tu connais notre comportement. Nous n’agissons pas de la sorte. Un marabout de Tombouctou ne démarche jamais les clients et ne vantent jamais ses mérites et ce qu’il sait faire. Je demande seulement aux gens de cesser d’être naïfs» nous a déclaré l’imam de la grande mosquée de Djingareïber.

Mendicité : La location des jumeaux prend de l’ampleur

La mendicité s’aggrave au fil des jours à Bamako. Avec elle, le phénomène de la location des jumeaux prend de l’ampleur.

En effet, dans la ville des trois caïmans, les grandes artères sont prises d’assaut par des mendiants professionnels, notamment ceux qui louent les jumeaux.

Au Mali, il existe une catégorie de personnes qui se promènent de quartiers en quartiers surtout dans les zones peuplées et déshéritées comme Banconi, Niamakoro, Sikoroni en quête des jumeaux à prendre en location.

Ceux qui s’adonnent à ce travail prennent, semble t-il, les jumeaux à 500 FCFA par jour. Ainsi, ils les emmènent en ville pour faire d’eux des mendiants. En 24 heures, ils récoltent, nous a-t-on dit, 2 000 à 3 000 FCFA. Alors que 500 FCFA seulement sont remis aux parents naturels.

Chaque jour, les jumeaux changent d’artères et souvent d’habillement. C’est dire que la mendicité est en train de prendre un nouveau visage qui ressemble bien fort à de l’esclavage.

Les autorités et les services sociaux sont donc interpellés pour mettre fin à ce genre de pratique qui avilit l’homme et porte atteinte aux droits humains. A suivre.

Rassemblés par Chahana TAKIOU

27 Février 2008.