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Après le Burkina, le Mali accueille la 2e édition du tournoi de football de l’Uémoa. Les Maliens ne sont pas les favoris par le seul avantage de pays organisateur mais parce que la sélection de Stephen Keshi semble plutôt bien armée.

Avec le Mali, la Côte d’Ivoire, détentrice du trophée, le Sénégal et quelques gros outsiders (Bénin, Niger, Togo, etc.) apparaissent comme les principaux candidats au sacre du trophée de l’intégration. Le point des deux groupes.

Il y a deux viatiques pour affronter l’incertitude d’une compétition comme ce tournoi. Le premier c’est l’ambition. Le second, c’est la stratégie. A condition d’avoir ou de s’en donner les moyens. Avant le coup d’envoi du tournoi de football de l’Uémoa, le moins qu’on puisse dire est que le paysage du football africain en général et sous-régional en particulier est en pleine mutation. On observe une recomposition salutaire. Ambitions et stratégies s’opposant ici et là. Et tout d’abord, la sélection la plus attendue sera : le Mali de Keshi, qui évoluera devant son public.

Ces Aigles version Uémoa veulent vraiment voler très haut ! Ils voulaient bien prendre leur envol devant les Jurtus de la Guinée-Bissau en match d’ouverture dimanche après-midi. L’avantage est aux Aigles.

Aux cotés de la sélection du pays de Seydou Kéita, la formation béninoise semble bien balbutiante, comptant sur la providence pour espérer une qualification en finale. Le Burkina, qui aura à cœur une opportunité de rachat après son parcours sans gloire à domicile. Et la bonne santé du football des Etalons laisse bien des espoirs. Excepté le Burkina, les trois autres pays dans ce groupe évoluaient ensemble.
Règlements de comptes

Dans l’autre poule, le Sénégal, après la terrible élimination des « Lions de la Teranga » de la course à la Can et du Mondial-2010, les joueurs locaux se devront de montrer un autre visage. A Ouaga, ils avaient terminé 3e de leur poule. Ils aborderont donc ce tournoi avec un esprit de revanche. Ils rencontreront une fois de plus le Togo au 1er tour comme l’année dernière.

« Une place en finale ». Telle est l’ambition de Joseph Koto, l’entraîneur national du Sénégal. Sur sa route, se dresse la Côte d’Ivoire, détentrice du trophée. Le Niger, finaliste malheureux, et le Togo, éliminé au Burkina au 1er tour figurent également dans ce groupe.

C’est en somme un groupe où ne manqueront pas des règlements de comptes puisque le Sénégal après avoir concédé deux nuls face au Togo et au Burkina (0-0), avait cédé devant le Niger (2-3) qui se qualifiait pour la finale. Cette même équipe du Niger va croiser le fer avec une formation ivoirienne qui lui avait ravi le trophée. Belles revanches en perspectives !

En clair, l’essentiel n’est pas de participer, il faut… gagner ! La Côte d’Ivoire l’a compris au Burkina. Le Mali et le Sénégal rêvent aussi de sacre. Pour le Bénin et le Burkina Faso, les espoirs sont encore permis. Quant au Niger, finaliste malheureux lors de la 1re édition, le Togo et la Guinée-Bissau sauf miracle, c’est un tournoi des illusions… perdues. Mais, tout est question d’ambition et de stratégie, disions-nous.

Boubacar Diakité Sarr

03 Novembre 2008