Partager

Présidée par le président d’Amnesty International-Mali Me Amadou B. Traoré, la cérémonie d’ouverture a enregistré la présence des autres membres de l’organisation et des leaders des associations féminines.

Elles sont une vingtaine de participantes, toutes leaders des associations féminines, venues des différents quartiers de Bamako à prendre part à cette session de formation.

Il s’agissait pour les participantes d’analyser certaines causes fondamentales des violences faites aux femmes et de familiariser celles-ci aux méthodes de prévention, d’instruments internationaux permettant de prévenir la torture et autres traitements cruels inhumains et dégradants.

Toutes choses qui permettra aux femmes leaders de contribuer à l’éradication de la torture dont les violences contre les femmes à travers des propositions de solutions pour lutter efficacement contre ce phénomène.

Selon Amnesty International, les conflits armés renforceraient et exacerberaient les comportements discriminatoires et violents à l’égard des femmes qui existent déjà dans les sociétés en temps de paix.

La violence que subissent les femmes en temps de guerre est la manifestation extrême de la discrimination et des abus dont elles sont victimes en temps de paix (violences domestiques, viol, tortures et autres sévices sexuels).

Dans son intervention, le président d’Amnesty-Mali, Me Amadou B. Traoré a fait la genèse de sa structure. Initialement centré sur la défense des prisonniers d’opinion (après sa création en 1961), le mandat d’Amnesty International, rappellera le président de l’organisation, section Mali, s’est progressivement étendu à la lutte contre la torture, la peine de mort et plus généralement aux atteintes aux droits à la vie.

Ce n’est qu’à partir de 1991, dira t-il, que l’organisation a commencé à s’intéresser aux violences commises par des acteurs non étatiques, mouvements armés d’opposition, mais aussi des entreprises et simples particuliers, par exemple en matière de mutilations génitales féminines ou de crimes d’honneur.

Depuis 2001, Amnesty International s’est attaché à développer la promotion de l’ensemble des droits humains. L’organisation est indépendante de tout gouvernement, de toute tendance politique ou croyance religieuse, a-t-il fait savoir, avant d’ajouter qu’elle ne soutient ni ne rejette aucun gouvernement ni système politique, pas plus qu’elle ne défend ni ne rejette les convictions des victimes dont elle tente de défendre les droits. Sa principale préoccupation est de contribuer impartialement à la protection des droits humains.

Quant au projet proprement dit (Education aux Droits Humains), il dira que son but est de contribuer à l’éradication de la torture sous toutes ses formes (dont la violence faite aux femmes), de réinsérer les victimes de la torture.

Les activités du projet, sont entre autres l’organisation des campagnes de sensibilisation sur les pratiques de torture en Afrique et des ateliers de formation, a-t-il conclu.

Moussa TOURE

28 novembre 2005.