Partager

Des tirs d’origine indéterminée ont semé la panique mercredi à Bangui, dans les quartiers nord puis près de l’aéroport, tenu fermement par les soldats français dans une ville livrée au chaos et à une insécurité généralisée qui font craindre de nouveaux massacres. Les événements de la journée restent très confus. L’identité des belligérants restent pour le moment inconnue: miliciens « anti-balaka » (chrétiens), combattants de l’ex-rébellion Séléka. L’usage de mitrailleuses lourdes, et la présence dans les zones de combats de 4X4 et blindés du contingent tchadien de la Misca laissent à penser que ces militaires tchadiens étaient impliqués. Après un court répit, les violences ont repris dans la capitale en fin de semaine dernière, montant en puissance au fil des jours. Le dispositif français (1.600 hommes, dont un millier déployé à Bangui) et les 4.000 hommes de la Misca n’étaient manifestement pas suffisants pour éteindre l’incendie qui continuait de couver, dans une ville toujours étouffée par les haines confessionnelles, où les chrétiens -victimes pendant des mois des exactions des Séléka- ont soif de vengeance contre les ex-rebelles et les civils musulmans qui leur sont désormais associés.Mis en cause dans plusieurs incidents récent, et accusé par de nombreux Banguissois de complicité avec l’ex-Séléka, le contingent tchadien de la Misca devrait prochainement quitter Bangui et être redéployé dans le nord du pays à majorité musulmane. AFP.