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A le voir de loin, le ministre de l’Economie, des finances et du budget, Tiéna Coulibaly, donne l’impression d’être très ouvert aux critiques. A preuve, notre ministre affiche un large sourire pour un rien. Mais détrompez-vous, car derrière cette apparence joviale de M. Coulibaly se cache une propension à se dresser contre tous ceux qui ne le caressent pas dans le sens du poil.

Lors de sa sortie avec ses homologues de la Communication et des Nouvelles technologies pour s’expliquer sur les conditions de l’attribution de la 3ème licence de la téléphonie globale, le Ministre Tièna a failli transformer la conférence en un procès du journal Le Prétoire. En effet, il a saisi cette occasion pour s’en prendre à votre bihebdomadaire à cause d’un article de notre dernière parution intitulé : «corruption dans l’attribution de la 3ème licence : quand Apollinaire entraîne le Ministre Tièna et le Vgal dans son jeu !».

Dans ledit article, nous nous sommes simplement posés la question de savoir si le ministre de l’Economie, des finances et du budget n’a pas été soudoyé par l’adjudicateur de la troisième licence. Cette phrase a heurté la sensibilité de notre cher ministre par le fait qu’il n’a pas pris le soin de faire la distinction entre une phrase interrogative et une phrase affirmative. Après avoir répondu par la négative à la question que nous nous posions, le Ministre Coulibaly a focalisé son intervention sur cette phrase. Est-il nécessaire de lui rappeler que si on accepte d’être un homme public, on encaisse aussi des critiques?

Oumar Konaté

17 Juin 2013