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Pour s’enquérir de l’état d’approvisionnement des marchés en produits de forte consommation en cette veille du mois de Ramadan, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Tiéna Coulibaly, était mardi dernier chez les principaux fournisseurs du pays. Le constat qui se dégage est que le marché est très bien approvisionné et que les prix, si chacun joue franc jeu, ne devraient pas connaître de flambée.
Accompagné du Directeur national du commerce et de la concurrence, Modibo Keïta, et des représentants des associations de consommateurs, le ministre Tiéna Coulibaly, en se rendant dans ces magasins, a voulu perpétuer une tradition.
Pour cette première sortie, le ministre et sa délégation se sont successivement rendus dans les magasins d’Astan Kouma, Djigué S.A d’Amadou Djigué, GDCM de Modibo Keïta, SODRAF de Lobo Draméra, SODIMA, SODIBAF de Mamadou Diagana et aux Ets Mamadou Diarra à Banankabougou, en Commune VI de Bamako.

Si la disponibilité des produits dans les lieux de stockage ne fait l’ombre d’aucun doute, la situation des prix, avec la traditionnelle spéculation des commerçants en cette période, demeure une inquiétude. Sur la question, les opérateurs économiques qui ont reçu la visite du ministre Tiéna Coulibaly ont tenu à lever toute équivoque. «Les prix ne connaitront pas d’augmentation pour ce mois de Ramadan» ont-ils assuré. Comblé par la forte disponibilité en produits et par les assurances données par les importateurs, Tiéna Coulibaly a rappelé les efforts consentis par le Gouvernement pour satisfaire les consommateurs durant ce mois sacré.

Ces efforts portent sur l’exonération de 66 000 tonnes de sucre de la taxe conjoncturelle à l’importation et, dans le cadre du cahier des charges qui a été signé avec les opérateurs économiques, le prix à la consommation du kilogramme de sucre ne doit pas dépasser 525 FCFA. A ce sucre exonéré, s’ajoute un stock de 2 mois de consommation.

Toutes choses qui ont fait dire au ministre Coulibaly qu’«il n y a pas de raisons que les prix augmentent». S’agissant du riz, même s’il n’y a pas eu d’exonération cette année, le gouvernement mettra tout en œuvre pour une maîtrise des prix. C’est dire donc que Tiéna Coulibaly, très apprécié au ministère de l’Economie et des Finances, a un vrai challenge à relever au département du Commerce et de l’Industrie.

Yaya Samaké

04 Juillet 2013