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Elections transparentes, libres paisibles et crédibles, malgré quelques irrégularités mineures que l’on rencontre partout dans le monde, ce succès exemplaire n’a pas suffi à conjurer la hargne du Front pour la Démocratie et la République. Ces mauvais perdants sont prêts à tout pour confisquer la victoire du peuple. Les responsables de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès ne l’entendent pas de cette oreille. Témoin de cette intervention de Tiémoko SANGARE de l’Adema, mercredi soir sur Jékafo.


Le FDR et la politique de la chaise vide

Suite à la première séance de centralisation par la commission instituée à cet effet, les représentants des candidats du FDR ont brillé par leur absence à cette opération. Ce qui conduit à certaines interrogations sur la portée d’une telle attitude sur les résultats.

A propos, Tiémoko SANGARE a clairement répondu aux attentes. Ainsi dit-il, la loi offre le droit aux représentants des différents candidats de participer à la commission de centralisation des résultats. Mais personne ne peut changer les résultats.

Le fait de ne pas participer à cette commission équivaut tout simplement à renoncer à un droit. Ajoutons que tout candidat peut même refuser d’aller aux élections, mais elles auront lieu tant qu’il y en aura d’autres, sans préjudice aux résultats.

Sur les millions de Maliens qui en ont droit, huit sont partis aux élections. Est-ce aux partants ou aux non partants que la loi donne toute la mesure d’exercer leurs ambitions ?

La marche de protestation

Mercredi dernier à 9 h, la jeunesse du FDR avait pris rendez-vous avec l’histoire pour une marche de protestation à la place de la liberté, comme point de départ. Du dimanche des élections à ce mercredi matin, tous les jours étant fériés, l’administration n’a pas travaillé. Sans doute, cette marche a foulé aux pieds toute acquisition d’autorisation. Naturellement, les forces de l’ordre ont fait bon ménage.

A propos, Tiémoko SANGARE déclare que l’ADP et son candidat s’en tiendront à la loi et se soumettront au juge électoral. Selon lui, toute contestation doit être portée auprès de ce juge qui n’est autre que la Cour constitutionnelle dont la décision s’impose à tous.

Et Monsieur SANGARE de rappeler que tous les acteurs politiques doivent comprendre que le peuple malien a une culture, une éducation qu’il importe de connaître quand on veut diriger ce pays. Les injures et autres invectives n’ont pas de place dans notre culture. Notre éducation ne les permet pas, a souligné Tiémoko SANGARE.

Après la caution des observateurs nationaux et internationaux, qu’une poignée d’individus veuille s’imposer contre la loi et le vote massif d’un peuple, c’est vouloir gâcher la fête électorale dont on a aujourd’hui droit au Mali.

Pour Tiémoko SANGARE, notre culture nous enseigne la mesure et bannit l’extrémisme. Il en a appelé à la sagesse du FDR. Pourvu qu’il soit entendu.

Mamadou DABO

04 mai 2007.