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Le Républicain : M. Dao, pouvez-vous nous dire quelle est la situation qui prévaut aujourd’hui au niveau de l’enseignement secondaire publique ?

Tiémoko Dao : Merci bien ! Aujourd’hui au niveau de l’enseignement secondaire, nous sommes à une phase d’information. On a fait l’état des lieux. Il faut informer les uns et les autres par rapport à ce qui existe. On était dans la dynamique du forum. Aujourd’hui le forum est terminé. Il faut informer tout le monde.

Tous les militants. Mais ce qui s’est greffé à ça c’est que jusqu’au 11 novembre, nos camarades des collectivités au niveau du District de Bamako n’avaient pas perçu leur salaire du mois d’octobre. Alors pour ce faire, nous avons décidé au niveau du District que les militants procèdent à un arrêt de travail jusqu’à ce que nos camarades relevant des collectivités rentrent dans leur droit. C’est ce qui est ressorti de la rencontre du bureau national.


Quelle est la situation des revendications qui font l’objet de non évaluation depuis l’année dernière ?

En réalité, lors de l’assemblée générale du jeudi 13 novembre 2008, nous avons fait l’état des lieux en disant que sur les sept points déposés sur la table du gouvernement deux avaient connu un traitement. Et il en restait cinq. Dans tous les cas certaines de nos préoccupations ont été prises en compte par le forum. Et le forum étant un espace où toutes les sensibilités étaient venues faire le diagnostic des problèmes de l’école et faire des propositions de solutions, il reste maintenant la mise en œuvre. C’est pourquoi, nous avons tenu à dire aux uns et aux autres que malgré que nos doléances soient prises en compte dans ce forum, il fallait être vigilant parce qu’il y a eu beaucoup de forums. La vigilance est de rigueur pour qu’on puisse venir vers la matérialisation des idées.


Il y a eu un débrayage la semaine dernière et vous avez observé un arrêt de travail. Est-ce qu’il s’agit là d’une remise en cause des conclusions du forum sur l’éducation ?

Pas du tout. Cela n’a presque rien à voir avec les conclusions du forum. Le salaire étant sacré, les camarades des collectivités du District, jusqu’au 11 novembre, n’avaient pas perçu leur salaire du mois d’octobre. Vraiment cela est inadmissible. Et pour ce problème, le bureau s’est réuni et a décidé que les camarades du District procèdent à un arrêt de travail jusqu’au paiement intégral des salaires de ces camarades. Parce qu’il n’y avait pas d’explication. Pas d’autre.

Donc ce petit débrayage n’entache nullement les conclusions du forum. Nullement.

Est-ce qu’il y a une issue immédiate en vue ?

Le vendredi 14 novembre, le paiement a commencé dans beaucoup d’établissements. Je suppose que dans les jours à venir on pourra rapidement résoudre ce problème.

Pour la marche normale et effective c’est-à-dire pour que vous renouez avec les évaluations au niveau du secondaire, qu’attendez-vous concrètement des autorités ?

Nous à ce niveau, on est dans une situation un peu difficile. C’est qu’au préalable nous avions demandé qu’on en vienne à échanger sur les préavis qui étaient en cours.

Mais malheureusement, le forum est venu. Et nous sommes dans une situation pas très facile. Dans tous les cas, ce que nous souhaitons de la part des autorités, tout de suite, est qu’on envienne à la mise en œuvre, qu’on discute, qu’on échange pour savoir où nous allons parce que le forum étant le lieu où c’était la phase macro, il faut qu’on en vienne à la phase micro. Ça veut dire-là où l’on doit parler du détail. En ce moment, les gens pourront être à l’aise et bien orientés. Il faut qu’on sache où nous allons maintenant. C’est ce qui nous permet d’être à l’aise avec les camarades.


Pouvons-nous connaître les points qui vous tiennent à cœur ?

Les points qui nous tiennent essentiellement à cœur, c’est l’octroi d’indemnité aux enseignants. Ça a été bien dit lors du forum, l’intégration de tous les enseignants contractuels à la fonction publique de l’Etat. J’insiste bien «la fonction publique de l’Etat». Les participants ont insisté sur le fait que les enseignants doivent totalement être gérés par l’Etat. Les collectivités pourront gérer peut-être les locaux et leurs équipements. Ce sont ces deux grandes préoccupations parmi tant d’autres.

Propos recueillis par Seydou Coulibaly

17 Novembre 2008