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Shinzo Abe : « faire progresser le développement de l’Afrique à travers les hommes, la technologie et l’innovation »

A l’occasion de la 7e édition Tokyo International Conférence on African Development (TICAD 7 ), qui se déroule en ce moment dans l’archipel nippon ville côtière de Yokohama, le Japon se donne un objectif de former dans les trois prochaines années les experts originaires de 30 pays africains à la gestion des risques financiers et de la dette publique. Selon le premier ministre japonais Shinzo Abe, une manière de faire progresser le développement de l’Afrique.

Initié par l’ONU, la Banque mondiale et l’Union africaine, cet événement se déroule en présence de plusieurs chefs d’Etats parmi lesquels les présidents africains : Abdel Fattah al-Sissi de l’Egypte, Cyril Ramaphosa de l’Afrique du Sud, Macky Sall du Sénégal et de plusieurs figures du monde des affaires et de la société civile.

Pour les initiateurs de cette conférence, c’est une opportunité pour le Japon de consolider sa coopération avec l’Afrique mais surtout d’aider l’Afrique à se développer à partir des moyens technologiques : «faire progresser le développement de l’Afrique à travers les hommes, la technologie et l’innovation », a déclaré le premier ministre japonais Shinzo Abe le mercredi dernier à l’entame de cette conférence.

Certains analystes évoquent le mot « rivaliser » que « coopérer ». Ils estiment que , la décision de Tokyo de soutenir l’Afrique n’est entre autres qu’une façon d’étendre sa présence en Afrique. A ce titre, Tokyo devient un concurrent ou presque une rivale de la Chine.

Pour renforcer sa présence en Afrique comme le supposent ces analystes Tokyo aurait prévu un prêt de 400 milliards de yens, soit 3,4 milliards d’euros, pour la construction d’éoliennes en Égypte et de centrales géothermiques au Kenya et à Djibouti où cette ponctualité se fait déjà ressentir à travers l’accès à l’électricité et le développement d’une couverture santé universelle, l’aménagement des transports urbains ect.

Ce que Tokyo souhaiterait.

Outre sa volonté de contribuer à l’émergence du continent africain la rivale de la Chine semble-t-il, aurait nourri depuis plusieurs année un autre espoir ou sinon une intention de: « se faire un siège au sein du Conseil de sécurité des Nations unies en comptant sur le soutien des pays africains » d’après Akiko Suwa-Eisenmann, directrice de recherches à l’Inra (Institut national de la recherche agronomique), spécialisée dans le commerce international au micro de France 24

Darcia
Bamako, le 29 Aout 2019
©AFRIBONE