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Thomas Beatie, un homme mais qui avait gardé ses organes de reproduction féminins

Cet homme de 34 ans a donné naissance à une petite fille dans un hôpital de Bend (Oregon, nord-ouest), a rapporté ABC News sans donner plus de détail.
Thomas Beatie, qui porte une barbe, est devenu « l’homme enceint » après avoir été invité à l’émission de télévision très populaire d’Oprah Winfrey.

« Le désir d’avoir un enfant n’est ni masculin, ni féminin. C’est un besoin humain. Je suis une personne et j’ai le droit d’avoir biologiquement un enfant« , a dit M. Beatie lors de ce show. Son épouse, Nancy, ne pouvait avoir d’enfant après une hystérectomie. L’enfant a été conçu par insémination artificielle.

La situation unique de Thomas Beatie avait été mise au jour lorsqu’il avait écrit dans un magazine homosexuel américain « The Advocate » en mars une tribune intitulée « le travail de l’amour« .

« Notre situation est pleine d’inconnus, au niveau social, politique, légal », écrivait M. Bettie, ajoutant avoir rencontré l’hostilité ou les réticences de personnel médical, d’amis et de membres de la famille.
Un médecin avait notamment refusé de s’occuper du couple, après avoir consulté un conseil de l’ordre.



Chine (1) : MARIEZ-VOUS LE 8 AOÛT !

Le chiffre 8 porterait chance. C’est pour quoi certains Chinois le choisissent comme date de leur union

Certains Chinois ont interprété la succession de calamités dans leur pays depuis janvier comme des signes de mauvais augure, mais cela ne fera pas renoncer Zhang Jie et Ma Yue à leur projet: se marier le 8 août 2008, chiffre porte-bonheur et premier jour des jeux Olympiques.

« Le 8 est un chiffre qui porte chance en Chine, c’est pour cela que les Chinois choisissent souvent le 8 comme date de mariage », explique Zhang Jie, une Pékinoise de 24 ans.

Comme de nombreux autres jeunes couples, elle et son fiancé sont venus dans un bureau du registre des mariages de la municipalité à Xuanwu, un quartier du sud-ouest de Pékin, pour réserver leur place pour le 8 du 8e mois de l’année 2008.

Pour eux, ce jour aura un goût spécial supplémentaire: ils sont en effet volontaires pour les premiers jeux Olympiques organisés par leur pays, qui s’ouvriront à 8 heures du soir (12H00 GMT).

« Notre travail durant les jeux consiste principalement à recevoir les délégations sportives étrangères et à s’occuper de leur logement et des services quotidiens« , explique la jeune femme.
Particulièrement occupé, le couple prendra néanmoins quelques heures pour se marier, remettant la fête à plus tard.

« Le 8 août c’est seulement la date pour obtenir notre certificat de mariage. Mais notre cérémonie de mariage ne sera pas simple malgré tout. Nous l’organiserons en 2009, nous devons d’abord consacrer tous nos efforts aux jeux Olympiques« , dit-elle.

Les inscriptions, ouvertes le 20 juin, dureront jusqu’au 5 août, à la fois dans les administration mais aussi sur internet, pour éviter les bousculades le jour J.
« Nous sommes actuellement à plus d’une centaine de personnes qui se sont enregistrées, c’est un peu plus que d’habitude« , souligne Zhao Yongfu, un responsable du bureau.

Sur les murs sont accrochés les caractères chinois « double bonheur« . Dans la salle d’attente, des dizaines d’exemplaires de la version chinoise du magazine américaine « Modern Bride » sont mis à disposition gratuitement.

Dans une pièce adjacente, qui ressemble à une boîte de nuit avec sa lumière rouge venue d’une « boule disco« , une entreprise privée propose ses services pour organiser la fête ou louer une limousine.

Pourtant, la succession de mauvaises nouvelles — intempéries dans le sud au moment du Nouvel An chinois, violences au Tibet, séisme au Sichuan — a fait douter certains Chinois des bienfaits de 2008 et de ce chiffre magique.

Sur l’internet, les plus audacieux ont même évoqué des « fuwas maudites« , les cinq mascottes des JO, liant chacune à une crise: notamment Jingjing le panda, censé évoquer le séisme dans le Sichuan, un des habitats naturels de l’animal, et Yingying l’antilope tibétaine rappelant les émeutes de Lhassa.

« C’est juste de la superstition, quand on prend des événements accidentels en les présentant comme des choses inévitables, c’est une sorte de superstition, non?« , juge Mlle Zhang.

« Le 8 août 2008 sera un jour de chance. Et les jeux Olympiques seront organisés avec succès. Et nous en sommes fiers« , ajoute-t-elle, un discours patriotique partagé par une grande partie de la population.


Chine(2) : Sun Dingguo, le « fou olympique« 

Sun est l’un des ces nombreux Chinois qui ont tout abandonné pour montrer leur passion pour les jeux à travers tout le pays, certains à vélos, d’autres à pied

Des tatouages olympiques sur tout le corps et une chevelure en forme de cinq anneaux : emporté par la folie des JO, Sun Dingguo s’est donné corps et âme aux premiers jeux organisés par la Chine.

« J’en paierai peut-être le prix, cela me poursuivra toute ma vie, mais je ne regrette pas de l’avoir fait pour soutenir les jeux Olympiques« , témoigne ce tireur de pousse-pousse de 30 ans.

Cette passion a commencé en juillet 2001, lors de l’attribution à la Chine de l’organisation des JO 2008. Sun exhibe désormais 36 tatouages, le tout dernier venant d’être gravé sur son estomac : « One world, one dream » (« Un monde, un rêve »). Un des slogans officiels.
Les autres sont les symboles des différents sports ou bien le logo des jeux de Pékin.

Il a quitté sa province du Zhejiang (est) il y a dix mois, avec juste 200 yuans (19 euros, soit 12465 Fcfa) en poche, et il a pédalé à travers 45 villes dans cinq provinces avec son pousse-pousse.

Il a compté sur le soutien de la population pour la nourriture et l’eau, dormant dans une petite couchette à l’arrière de son engin.

Il tient un journal — il en est actuellement à son 13e carnet — et a recueilli 300.000 signatures de soutien aux JO qu’il compte bien remettre au comité d’organisation.
Sa famille était contre le projet, soucieuse avant tout qu’il fonde une famille. Mais Sun affirme que sa passion du sport l’a emporté.

« Je veux m’entraîner, me tester face aux difficultés, me prouver quelque chose à moi-même. Je pense que c’est ça l’esprit olympique ».

Désormais à Pékin, à quelques semaines de l’ouverture des JO, il entraîne l’intérêt des passants, grâce à son pousse-pousse original, entièrement recouvert d’images et de textes concernant les JO et de la liste des entreprises qui l’ont aidé sur son chemin. Sans compter l’indispensable compte à rebours.

Dans la rue, il entonne également volontiers un rap qu’il a écrit pour l’occasion.
« Il n’a peut-être pas beaucoup de culture, mais c’est un sage, cela vient du cœur« , juge une passante, Yang Dali, très émue.

Sun est l’un des ces nombreux Chinois, surnommés les « fous olympiques », qui ont tout abandonné pour montrer leur passion pour les jeux à travers tout le pays, certains à vélos, d’autres à pied. L’un d’eux est même allé jusqu’à se faire planter 2008 aiguilles d’acupuncture sur tout le corps…

« En tant que citoyen chinois, je souhaite transmettre ce sentiment de joie et montrer aux amis du monde entier ce qu’est l’esprit olympique« , explique Sun.
Ce n’est que la manifestation la plus extrême de la passion olympique en Chine, les jeux étant à la fois une source de fierté pour la population mais aussi une vitrine pour le régime, dont la propagande est entièrement tournée vers la réussite de ces JO.

Sun, qui n’a pas de billets pour les jeux, souhaiterait organiser une cérémonie publique pour obtenir des signatures à Pékin même.

« J’ai abandonné mon métier, tous mes rêves, la possibilité d’avoir une fiancée, mais je ne peux avoir qu’un seul objectif, la promotion de l’esprit olympique », lance-t-il.

10 Juillet 2008