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Un militaire malien a été tué hier dimanche 16 juillet à Tessit, localité située dans la région de Gao, par deux bandits armés non encore identifiés, selon les autorités sécuritaires du Mali. « Le sous-officier retournait à son poste après une mission à Gao. Les circonstances réelles de sa mort restent à élucider. Mais, eu égard à certains témoignages, tout laisse à croire qu’il est tombé dans un guet-apens », rapporte, fama.ml, le site officiel de l’armée malienne.


Révision constitutionnelle
Sit-in devant l’ORTM demain pour exiger un traitement équitable de l’information sur la chaine publique

« Trop c’est trop », « Ca suffit ! », deux mouvements de la société civile organisent, demain mercredi 19 juillet 2017, un sit-in devant l’ORTM pour exiger, dans le cadre de la révision constitutionnelle, un traitement équitable dans le traitement de l’information sur la chaine publique. « Nous avons constaté depuis fort longtemps que notre chaine nationale est devenue une chaine de propagande gouvernementale. Ce n’est pas normal. L’ORTM est là pour le service public. C’est nos impôts et taxes qui permettent à l’ORTM de fonctionner. », explique Malick Konaté, membre du mouvement « Trop c’est Trop ». Selon lui, aujourd’hui, la prise de partie de la chaine publique dirigée par Sidiky N’fa Konaté, est patente dans le processus de révision constitutionnelle en cours au Mali : « Chaque jour dans le JT, l’ORTM diffuse 3 à 4 reportages sur les campagnes du camp du OUI. Les activités du camp du NON sont superbement ignorées. Nous exigeons donc qu’elle soit équitable entre les deux camps».


Révision constitutionnelle
Les élus franco-maliens appellent IBK à surseoir au processus et à ouvrir un large débat

La coordination des élus franco-maliens (CEFOM) s’est prononcée sur le processus de révision constitutionnelle en cours au Mali. Dans communiqué signé par la présidente de la coordination Sokona Niakhate, dont nous avons reçu copie, les élus franco-maliens appellent le Président de la République Ibrahim Boubacar Keita, à surseoir au processus de révision de la Constitution et à ouvrir un large débat, pour éviter qu’il soit porté gravement atteinte à la cohésion sociale du Mali dans un contexte sécuritaire déjà fortement dégradé.

Selon la CEFOM, force est de constater que depuis des semaines, les nombreuses mobilisations et débats quotidiens autour du projet de révision de la Constitution malienne – renforçant le seul pouvoir du Président au détriment des instances démocratiques du pays – révèlent un fossé dangereux qui se creuse inexorablement au sein de la communauté nationale. « D’une part, la gravité du sujet impose une vraie et large concertation au niveau national tel que nécessite tout projet de modification de la Loi fondamentale du Mali…

D’autre part, la temporalité choisie pour modifier la constitution – soit à moins d’un an des élections présidentielles – n’est nullement judicieuse dès lors que cette temporalité nourrit la suspicion », explique, dans son communiqué, la CEFOM.

Les élus franco-maliens trouvent inacceptable les dispositions de l’article 31 du projet de révision : « Tout candidat aux fonctions de Président doit être exclusivement de nationalité malienne d’origine… ».

Selon eux, « cette disposition nous inquiète en ce qu’elle constitutionnalise une citoyenneté malienne à deux vitesses, une discrimination actant la rupture d’égalité entre maliens ».

Du 18 Juillet 2017