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C’est dans l’après-midi de son enlèvement que sa direction sera informée de sa fin tragique. D’autres sources indiquent qu’il a été appréhendé par ses ravisseurs à quelques kilomètres de la sortie de la ville de Tessalit alors qu’il allait porter secours à un camion tombé en panne.

Aussitôt, la nouvelle de son kidnapping connue, sa communauté accompagnée par de hauts responsables de la région dont le député Hamada Ag Bibi, Ibrahim Ag Bahanga et Iyad Agaly avaient entrepris une négociation. « Malheureusement, la négociation n’a pas abouti et ils l’ont tué et refusé de rendre son corps », a indiqué le directeur régional adjoint des douanes.

Pour le moment, aucune information n’a pu être obtenue sur la situation du jeune homme de la garde nationale enlevé par les meurtriers de Marzouk. Il faut rappeler que Hamou Ben Ahmed, alors préfet de Tessalit (il été nommé depuis peu préfet du cercle de Koro), avait été enlevé et relâché quelques minutes plus tard. Mais nous avons vainement tenté de le joindre.

Sidi Mohamed Ag Acherif était un ancien rebelle intégré dans les Douanes comme guide-chauffeur avant de gravir les échelons, jusqu’à obtenir le grade de lieutenant, contrôleur journalier. Dans un communiqué publié vendredi, le gouvernement et la direction générale des douanes annonçaient « le regret de porter à la connaissance de l’opinion nationale l’assassinat de l’agent des douanes, Sidy Mohamed Ag Hacherif dit Merzouk, par un groupe de bandits le 11 août, à l’est de la Région de Kidal, alors qu’il se trouvait en service commandé ».

« Le gouvernement de la République présente ses sincères condoléances à la famille du défunt, à ses parents et alliés. Une enquête a été aussitôt ouverte afin d’identifier les auteurs de cet assassinat et, les traduire devant les tribunaux compétents », précisait le communiqué.

Adama Diarra (AMAP Kidal) / Essor du lundi 16 août 2010


Mali : Al-Qaïda a demandé à un otage, militaire malien, d’intégrer ses rangs

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a exécuté hier au Mali un collaborateur des douanes maliennes, a demandé au militaire de la garde nationale, pris en otage en même temps que lui, de « rejoindre ses rangs », a-t-on appris hier de source sécuritaire.

« Nous venons d’apprendre de bonne source que Aqmi a demandé à l’élément de la garde nationale (une composante de l’armée malienne) fait prisonnier au même moment que Merzuk (exécuté jeudi) d’être désormais officiellement membre d’Aqmi », a déclaré à l’AFP une source sécuritaire dans le nord du Mali.

Une autre source sécuritaire à la garde nationale malienne a confirmé l’information.

Ce militaire avait été enlevé mardi par des éléments d’Aqmi, dans la région de Kidal (nord-est du Mali), en même temps que le collaborateur des douanes maliennes exécuté.

L’organisation leur reprochait de lui être hostile, avait déclaré à l’AFP Moctar Ag Klinine, un parent de l’un des deux hommes enlevés.

« En 2006, Sidi Mohamed Ag Chérif dit +Merzuk+, avait participé à une attaque d’une position d’Aqmi dans le désert commun au Mali et à l’Algérie », a indiqué une source sécuritaire.

Au cours de cette opération, le bras droit de Moktar Belmoktar, un chef d’Aqmi, avait été tué.

Sous couvert d’anonymat, un élu de la région de Kidal (nord-est) a affirmé que l’opération contre « Merzuk » et le militaire avait été bien préparée.

« Depuis plusieurs jours et sur plusieurs centaines de kilomètres, discrètement, six véhicules suivaient Merzuk », a précisé cette source.

« Nous n’allons pas nous laisser impressionner par des terroristes. Nous attendons un renfort de sécurité dans la région », a commenté vendredi un responsable du gouvernorat de Kidal, interrogé par l’AFP.

AFP