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Un magistrat béninois, qui a ordonné un non-lieu pour l’homme d’affaires Patrice Talon et ses présumés complices accusés d’une tentative d’empoisonnement du président Thomas Boni Yayi dit s’être vu retirer son passeport par les autorités et craindre pour sa vie. Le juge d’instruction Angelo Houssou a demandé vendredi la mise en liberté des présumés coupables dans la tentative d’empoisonnement du chef de l’État, faute de preuves sur le mystérieux complot d’octobre dernier, suite à quoi la défense de M. Boni Yayi a immédiatement fait appel. « Les agents de l’armée qui sont avec le juge Houssou assurent sa sécurité » nous a assuré mardi le ministre béninois de l’Intérieur Benoît Degla. M. Houssou dit s’être rendu à la frontière nigériane vendredi soir parce qu’il comptait passer le week-end de la Pentecôte à Lagos.
M. Degla met en doute la version du magistrat, puisque celui-ci « était muni de 03 grosses valises et de 02 sacs à main… « Il avait sur lui également un passeport avec visa de trois ans pour les États Unis », a précisé le ministre de l’Intérieur. Quatre autres personnes ont été inculpées dans cette affaire, dont la nièce et collaboratrice du président et son médecin personnel. Les présumés complices de M. Talon restent incarcérés, malgré l’ordonnance de non-lieu, jusqu’au procès en appel. Un proche collaborateur de M.Talon, Olivier Bocco, fait aussi l’objet d’un mandat d’arrêt international, pour complicité dans la même affaire. AFP.