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Deux nouveaux mandats d’arrêts internationaux ont été émis par la justice béninoise dans le cadre du complot présumé contre le chef de l’Etat Thomas Boni Yayi. Le premier vise l’homme d’affaires Patrice Talon, soupçonné d’être le cerveau de la tentative d’empoisonnement du président. L’autre vise son collaborateur Olivier Boko. On ignore pour l’instant ce qui est reproché à ce dernier qui n’avait pas encore été cité dans ce dossier. Trois proches du chef de l’Etat ont déjà été inculpés pour tentative d’assassinat: l’ancien ministre du Commerce et de l’Industrie, le médecin personnel du président et une nièce du chef de l’Etat. Arrêtées dimanche, ces trois personnes sont détenues à la prison civile de Cotonou. D’après le parquet, Patrice Talon, richissime homme d’affaires, aurait proposé, le 17 octobre dernier, à chacune de ces personnes un milliard de francs CFA pour organiser l’assassinat du chef de l’Etat. Selon le procureur, le plan consistait à remplacer les médicaments antidouleurs du président Thomas Boni Yayi par des pilules empoisonnées. Mais pour les avocats de Patrice Talon, il s’agit d’une cabale contre leur client. Une cabale lancée par le pouvoir qui n’aurait pas apprécié ses critiques contre la réforme constitutionnelle qui permettrait au président de briguer un troisième mandat. RFI