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L’événement dramatique fait le tour du monde et inquiète : Un Premier ministre qu’on tente d’empêcher de se rendre dans une région qui est pourtant du ressort de sa République. Drôle d’histoire.

Même si d’aucuns susurrent que Moussa Mara avait pris trop de risque en se rendant à Kidal et qu’il n’avait pas minutieusement préparé cette mission gouvernementale, celle-ci est néanmoins révélatrice du vrai visage du Mnla et de ses alliés : des terroristes ! À quelque chose, malheur est bon, dit-on.

Déclenchement de la crise multidimensionnelle, assassinat barbare des militaires à Aguel Hoc…, prise des trois régions du Nord (Gao, Tombouctou et Kidal), imposition de la loi islamique, coupures des mains, viols, vols, destruction des édifices publics, profanation des mausolées, prise de Konna, imposition au Mali d’une guerre, négociations, caillassage de la délégation de trois ministres de la République, empêchement de l’ex-Premier ministre Oumar Tatam Ly de se rendre à Kidal, défiance du pouvoir central de Bamako… Non, trop, c’est trop !

Comme si cela ne suffisait pas, revoilà ces bandits armés dans une autre sale besogne : tentative d’interdiction du Premier ministre Moussa Mara de se rendre à Kidal qu’il considère comme leur «république dite de l’Azawad», avec son corolaire de mort d’hommes. Une «république» dans une République? Où a-t-on vu cela ?

Et pourtant, tout a été mis en œuvre pour que ces «enfants égarés», reviennent à la raison. Mais, en vain. Que veulent-ils donc ? Le langage des armes ? C’est apparemment cela, puisqu’ils ont prouvé à la face du monde qu’ils n’aiment pas la paix. Cette fois-ci, ayant révélé leur vrai visage de terroristes, il ne reste qu’à l’armée nationale de leur inculquer ce langage des armes qu’ils aiment tant.

Bruno LOMA

21 Mai 2014