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Barbarie, sauvagerie et que savons-nous encore. Les mots manquent certainement pour qualifier le comportement des forces de l’ordre qui, voulant empêcher la marche de protestation du Front pour la Démocratie et la République (FDR) contre les résultats de la présidentielle du dimanche 29 avril dernier, ont commis une charge excessive.

Le bilan est scandaleux : plus d’une dizaine de blessés dont quatre hospitalisés au CHU Gabriel Touré, tous responsables politiques du RPM. Il s’agit de Mohamed Niaré, secrétaire général adjoint du bureau national des jeunes, Bintou Kéïta, membre de la sous-section de Lafiabougou, Maguette Coulibaly et Saran Coulibaly, toutes deux membres du bureau national des jeunes.

D’autres personnes ont été molestées et blessées. Parmi elles figurent le député Boubacar Touré dit Bou de Niono, le secrétaire général du bureau national des jeunes, Moussa Timbiné, Sokamady Diabaté, secrétaire général adjoint de la sous-section de Sébénikoro et Ali Dembélé, le permanent du siège du RPM.

Face à cette situation malheureuse, IBK, qui assume à la fois la présidence du RPM et du FDR, s’est rendu au chevet des blessés. Il a été suivi de Soumeylou Boubèye Maïga et de Tiébilé Dramé, tous deux candidats comme lui à la présidentielle controversée du 29 avril.

Tout est parti d’une altercation entre les marcheurs regroupés à la place de la liberté et les policiers du premier arrondissement qui ont très tôt envahi les lieux pour empêcher la marche. « S’il vous plait, messieurs, circulez. Vous n’avez pas l’autorisation de marcher » lançait sans cesse le commissaire Traoré du premier arrondissement face à des militants qui ne voulaient rien entendre avec à leur tête Bocary Tréta, Secrétaire général du RPM, Bakary Koniba Traoré, vice-président du RPM, les députés Boubacar Touré dit Bou et Mme Djénéba Cissé, tous du même parti.

Dans le tohu-bohu, votre fidèle serviteur et son collaborateur Kassim Théra seront sommés de quitter les lieux avant de se voir confisquer leur appareil photo numérique. Il nous sera rendu un peu plus tard. « Non à la mascarade électorale, le suffrage du peuple a été détourné. Nous exigeons la reprise des élections pour sauver la démocratie malienne« . Ce sont là quelques slogans que l’on entendait de la bouche des militants très en colère.

Au finish, la marche a été dispersée et remise à plus tard.

Alassane DIARRA

03 mai 2007.