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Aujourd’hui, 21 novembre 2019, la rue devrait reprendre, à nouveau, du service à Conakry et dans les principales villes de l’intérieur de la Guinée avec un nouvel appel à manifester des opposants au référendum visant à modifier la Constitution, voulu par le président de la République, Alpha Condé. Cette manifestation fait suite à la marche des femmes qui, spatules en main, ont joint, il y a quelques jours déjà, leurs voix à la forte clameur qui monte en Guinée contre une éventuelle modification de la loi fondamentale. C’est donc peu que de dire que la météo politique annonce, à nouveau, un sale temps sur les sommets du Fouta Djalon avec cette élévation progressive des températures. Car, la question que tout le monde se pose, est la suivante : le régime va-t-il encore sortir l’arme de la répression comme il en a pris l’habitude? Alpha Condé aurait tort de rester sourd à la rue qui gronde. Trop tôt pour y répondre mais comme disent les Ivoiriens, « tout près n’est pas loin ». Mais une chose est certaine : depuis qu’Alpha Condé a réveillé les vieux démons de la division et de la haine avec son projet de tripatouillage de la Constitution, les marches se succèdent chaque semaine dans son pays, donnant lieu à des affrontements meurtriers entre manifestants et forces de l’ordre si fait qu’il faut craindre que les manifestations d’aujourd’hui ne débouchent aussi sur un bain de sang.LePays