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A quelques encablures de la présidentielle de 2020, la tension monte en Côte d’Ivoire et en Guinée. Si au pays d’Alassane Dramane Ouattara (ADO), la classe politique est à couteaux tirés sur la composition de la Commission électorale indépendante (CEI), chez Alpha Condé, c’est la révision du fichier électoral qui fait polémique, notamment le choix de l’opérateur technique qui doit s’en occuper. Sur les bords de la lagune Ebrié, l’opposition soupçonne le pouvoir d’ADO d’avoir taillé une CEI à sa mesure, dans la perspective des scrutins à venir. Dans les vallées du Fouta Djallon, la préférence du pouvoir de Conakry qui va à un opérateur local pour mener la délicate mission de révision du fichier électoral, ne rencontre pas l’assentiment d’une méfiante opposition qui préfère s’en remettre à l’expertise internationale. L’un dans l’autre, ce sont autant de signes de tensions qui n’augurent rien de bon pour les élections à venir dans ces deux pays. Les vieux démons sont en passe de resurgir. Connaissant le passé récent de ces deux pays, qui s’est traduit par des crises post-électorales à des degrés divers, l’on se demande ce que nous réservent ces poussées de fièvre pré-électorales autour de questions aussi sensibles que celles de la CEI et du fichier électoral.LePays