Partager

reb.jpgUne initiative qui se nourrissait de la colère des populations maliennes – mais aussi nigériennes – d’origine touareg marginalisées. Sans oublier l’intérêt croissant des stratèges américains pour la région du Sahel dans leur traque d’éventuels sanctuaires d’Al Qaïda.

Ajouter à ces facteurs d’instabilité les préoccupations quant au développement du trafic de drogue avec cette route pour le trafic du haschich en grandes quantités qui traverse la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Tchad, le Soudan et l’Egypte, selon nos sources à l’Office de l’ONU contre la drogue et le crime.

Consciente des risques que peuvent provoquer des situations de conflit et, parfois, de manipulations de puissances étrangères, Alger a tenté de se déployer vers sa profondeur sahélienne. Mais il ne suffit pas de mobiliser des enveloppes budgétaires dans des projets de développement qui restent nécessaires (le Mali a subi de plein fouet les conséquences de deux grandes sécheresses et la région nord ne dispose que de 4 centres de santé, soit un centre pour 60 000 km2) ou redynamiser les commissions mixtes sur le plan sécuritaire.

Il faudrait se tourner plus sérieusement vers ces régions, car elles embrassent notre Sud, non seulement géographiquement mais, aussi et surtout, humainement.

Adlène Meddi | El Watan – Edition du 27 mai 2008