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Le gouvernement ivoirien et l’ONU se sont rejeté samedi la responsabilité de protéger le camp de déplacés de l’ouest de la Côte d’Ivoire qui a subi vendredi une attaque meurtrière avant d’être détruit. Le « dispositif » de la force onusienne sur ce site était destiné, en accord avec le gouvernement, à sécuriser les acteurs humanitaires opérant auprès des déplacés et à « alerter » en cas de risques, a expliqué Arnauld Akodjénou, numéro 2 de l’Onuci. Entre 11 et 13 personnes, selon les bilans de l’ONU, du gouvernement et de sources locales, ont été tuées et 52 blessées, dont certaines grièvement. Interrogé par téléphone par l’AFP, le ministre de la Défense, Paul Koffi Koffi, actuellement à Paris, a assuré qu’« il y avait des miliciens » fidèles à l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo qui se cachaient dans le camp et en sortaient pour commettre des exactions. Le gouvernement souhaitait depuis longtemps la fermeture du camp, surtout peuplé de Guéré, ethnie autochtone considérée comme pro-Gbagbo et dont les relations sont notoirement difficiles avec la communauté malinké, réputée soutenir le président Alassane Ouattara. AFP