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Les citoyens de Kati regroupés au sein de la Coalition des associations pour le changement sont aujourd’hui très remontés contre le maire, Hamalla Haïdara. A travers une pétition signée par des centaines d’entre eux, ils exigent l’annulation de la vente de la parcelle devant abriter la construction du centre culturel de la ville. Ils l’ont exprimé le lundi dernier à travers un sit-in en face de la mairie.

Ils étaient nombreux les jeunes de la ville de Kati à s’être mobilisés le lundi dernier à l’appel de la Coalition des associations pour le changement de Kati. C’était en vue de faire une grande marche de protestation contre ce qu’ils appellent «la dilapidation du patrimoine de la commune». La marche a été interdite au dernier moment. Ce qui a transformé la manifestation en un sit-in devant les locaux de la mairie.

Le président de la coalition, Yoro Diallo, a expliqué que le maire a morcelé le domaine réservé à la construction du centre culturel de Kati. Puis, «il a vendu la parcelle en question à une banque de la place à seulement 15 millions F CFA au lieu d’engager des actions pour la construire», a-t-il déclaré.

Il a rappelé que c’est en 1996 que les autorités communales de Kati ont procédé au retrait de terres à des notables de Kati pour les verser au domaine public. C’est ainsi que la parcelle contiguë au tribunal de Kati a été retenue pour la construction du centre culturel.

Et Yoro Diallo de rappeler que des jeunes et des notabilités de la ville de Kati ayant constaté que la mairie ne se donne pas les moyens de réaliser l’ouvrage ou de trouver des financements pour la matérialisation du centre culturel avaient fait appel à une bonne volonté de nationalité française, qui accepta de financer le projet à raison de 950 millions F CFA. Les élus n’auraient pas fait preuve de bonne volonté pour la concrétisation du projet.

Après plusieurs réunions entre les associations et les autorités communales et préfectorales, le préfet à fini par laisser entendre que l’administration communale a décidé de changer la vocation de la parcelle. Il a constaté la vente et autorisé la poursuite des travaux lancés par l’acquéreur, la banque.

Le président de la coalition des associations pour le changement de Kati a plaidé pour que la mairie de Kati «se soucie un peu de l’intérêt général des citoyens de Kati, de respecter la patrimoine de la commune, de procéder à l’annulation pure et simple de la vente de ladite parcelle». Il a appelé les Katois à rester mobilisés pour la défense des intérêts de la commune de Kati et de ses environs.

Bruno D SEGBEDJI

L’Indépendant du 15 Janvier 2014