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Témoignage d’Issa Mahamar Maïga, reporter d’une radio locale à Gao : «La population est soulagée d’être libéré des atrocités du MNLA»

«Globalement, c’est le soulagement de la part de la population. Soulagement surtout d’être libéré des atrocités du MNLA parce que vraiment on vivait ici on ne pouvait plus circuler à moto ou à véhicule sans être traqué, sans être spolié et dépossédé de son engin. C’est le sentiment d’être soulagé qui domine ici chez la population.

Mais ça ne montre aucunement une adhésion [aux idéaux] islamistes. Les gens sont soulagés surtout d’être libérés du MNLA.

Hier après les affrontements, quand les gens se sont rendus sur place [dans la zone des combats, Ndlr], ce sont des cadavres qui se dressaient partout dans la rue, aux alentours de l’Assemblée régionale, du bureau du palais de justice, de la mairie, du gouvernorat, de la poste et du pied-à-terre surtout. Il y a eu des cadavres par dizaines. C’était un carnage, un vrai, vrai carnage. Plusieurs 4×4 étaient remplit de cadavres pour les emmener quelque part. Ce sont les islamistes qui les emmenaient. Il y a eu des cadavres des deux côtés mais les nombreuses victimes sont celles du MNLA.

Il y a des impacts de balles qui ont atteint les édifices que je viens de citer tout à l’heure à savoir la poste, la résidence du gouverneur, son bureau, le pied-à-terre, etc. En fait, c’était là-bas la zone des combats.»

Propos recueillis par Seydou Coulibaly

Le 28 Juin 2012

© AFRIBONE