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L’Association malienne des revendeurs de cartes de recharge (Amarcr) a manifesté hier sa colère suite à l’entrée en vigueur de la « zonification » par Orange-Mali en collaboration avec ses partenaires-distributeurs-grossistes (PDG).

Ils étaient quelques centaines de jeunes venus de toutes les communes du district de Bamako à marcher jeudi sur le siège de la société Orange-Mali. Encadrés par des forces de l’ordre, les manifestants scandaient « Non à la zonification« .

Sur les banderoles et les pancartes qu’ils brandissaient on pouvait lire : « Non à la discrimination des demi-grossistes« , « Non à l’augmentation des prix des cartes« . Ils se sont dits opposés à la « zonification« . Selon eux, si cette mesure venait à être mise en œuvre, leur champ d’action serait très réduit. Cela signifierait, ont-ils avoué, qu’ils ne pourraient plus travailler en dehors de leur zone d’action.

L’un des manifestants a expliqué qu’avec la « zonification », « un vendeur de crédit de recharge qui évolue en Commune I ne peut plus vendre de cartes à un client qui ne se trouve pas dans cette zone« . Selon Idrissa Fané, président de l’Amarcr de la Commune I du district de Bamako, cette situation replongerait au chômage un nombre incalculable de jeunes. « Nous voulons montrer à Orange et à ses PDG que le système qu’ils veulent appliquer, la zonification, ne nous arrange pas« , a-t-il déclaré.

A titre de rappel, le mardi 16 juillet, à DFA-Communication, Orange-Mali et ses PDG ont informé l’application stricte des accords entre les deux parties. Dans cet accord, la société de téléphonie comme à son habitude continuera à verser au réseau de distribution une marge de 10 % conformément au contrat qui lie l’opérateur téléphonique aux PDG.

La répartition est la suivante : PDG (3 %), demi-grossistes (2 %), revendeurs (5 %). Le « zonage« qui est indiqué dans le contrat sera lui aussi appliqué intégralement. « Cela pour permettre à toutes les parties de tirer leur épingle du jeu et mettre fin aux désordres orchestrés par la dizaine d’intermédiaires venus se greffer au circuit« .

C’est bien ces intermédiaires qu’Orange-Mali et ses PDG n’ont rien à voir qui ont battu le pavé hier.

Diakaridia Sanogo

19 Juillet 2013