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Dans cette interview, le président de la Ligue d’athlétisme de Sikasso dresse un bilan satisfaisant de la compétition et se dit optimiste.

pour l’avenir des athlètes de la 3è Région. «Dans quelques années, je suis sûr qu’on parlera de Sikasso», promet-il

L’Essor : Nous sommes au terme des 40ès Championnats nationaux d’athlétisme qui ont été délocalisés pour la première fois à Sikasso. Quels sentiments vous animent après la compétition ?

Tahirou Koné : J’ai un sentiment de joie après deux jours de fête à Sikasso. Nous avons été gâtés par les athlètes qui nous ont gratifiés de beaux spectacles. C’est la première fois que les Championnats nationaux sont délocalisés à l’intérieur du pays et l’histoire retiendra que Sikasso a été la première région à abriter la compétition. 

Toutes les régions étaient représentées à Sikasso, la compétition a été une réussite totale et tous les athlètes sont rentrés saints et saufs. à Sikasso, il pleut beaucoup pendant cette période, mais le ciel a été clément et pas une seule goutte d’eau n’est tombée pendant les deux jours de compétition. En plus, personne ne s’est plaint du climat, ni des conditions d’hébergement et de restauration. Les mots me manquent pour exprimer ma joie, je dis simplement grand merci à la Fédération malienne d’athlétisme qui nous a fait l’honneur de nous confier l’organisation de la compétition à Sikasso. 

L’Essor : Quels commentaires faites-vous sur les performances réalisées par les athlètes ?

Tahirou Koné : Pour moi, les performances d’ensemble des athlètes sont satisfaisantes. Il n’ya pas de tartan au stade Babemba Traoré comme à Bamako, mais les athlètes ont donné le meilleur d’eux-mêmes et méritent d’être félicités. à Sikasso, c’est la latérite et pendant l’hivernage, nous sommes obligés de refaire cette latérite avant chaque compétition. Il y avait des flaques d’eau en plusieurs endroits de la piste qu’il a fallu réparer avant le coup d’envoi de ces Championnats nationaux. Mais, je le répète, je suis satisfait des performances des athlètes et, surtout de la participation à la rencontre de toutes les ligues du pays. 

L’Essor : Quel a été le rôle de la Ligue d’athlétisme de Sikasso dans l’organisation de la compétition ?

Tahirou Koné : Cette édition a été organisée grâce aux efforts et aux bénédictions de toute la population de Sikasso. Tout Sikasso s’est mobilisé, les autorités administratives et politiques tels que le gouvernorat, la mairie et les entreprises locales, tout le monde s’est impliqué pour que Sikasso puisse bien organiser cette 40è édition des Championnats nationaux d’athlétisme. Les membres de la Ligue de Sikasso étaient au four et au moulin depuis que la Fédération nous a informés de cette organisation. Nous devons féliciter le personnel de la Ligue de Sikasso pour les efforts déployés avant, pendant et après la compétition. 

L’Essor : Sur le plan sportif, peut-on dire que Sikasso a relevé le défi. Quelles appréciations faites-vous des résultats des athlètes du Tata ? 

Tahirou Koné : Pour moi, le pari est gagné pour la Région de Sikasso, car tout Sikasso s’est impliqué pour que nous puissions réussir l’organisation de ces championnats. à la fin de la compétition, tout le monde avait le sourire aux lèvres et presque toutes les délégations sont rentrées avec des sacs de pomme de terre de Sikasso (rires). La Ligue a eu l’appui sans faille du gouverneur, de la mairie, j’ai été honoré de l’accompagnement de tout le monde. Concernant la prestation des athlètes du Tata, je pense que le bilan est positif. 

Avec peu de moyens, les clubs de la Région de Sikasso sont en train de réaliser de belles choses. La première médaille d’or de ces championnats qui a été remportée par une athlète de notre région, Ramata Samaké (1500m, ndlr), illustre parfaitement cette réalité. Je suis optimiste et mon petit doigt me dit que les athlètes du Tata feront parler d’eux dans les années à venir. Tant qu’il y’a la volonté et l’ambition, tous les espoirs sont permis. 

L’Essor : Quels sont vos projets pour faire progresser l’athlétisme à Sikasso ?

Tahirou Koné : L’athlétisme est la mère de tous les sports. à Sikasso, nous avons élaboré un programme d’activité qui s’articule autour des compétitions de catégorie d’âge et de la formation à la base. La Ligue cherche également des sponsors pour pouvoir créer d’autres clubs et donner toutes leurs chances aux jeunes. 

Avant de terminer, je voudrai, au nom de la Ligue d’athlétisme de Sikasso, adresser mes remerciements à la Fédération malienne d’athlétisme, aux autorités politiques, administratives et coutumières de la région et à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à l’organisation de ces 40ès Championnats nationaux d’athlétisme. 

Interview
réalisée par
D. B.

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ILS ONT DIT…

Djibril Doucouré, entraîneur de l’Usfas : «Je suis très content de ce sacre, nous tenionsbeaucoup à ces 40ès championnats, Dieu merci nous avons gagné. Ma joie est d’autant plus grande que le plateau était très relevé cette année. Félicitations aux athlètes».

Hamidou Diarra (Usfas) vainqueur du 800m et du 1500m : «J’ai atteint mon objectif en remportant les épreuves du 800m et du 1500m. Ça n’a pas été facile parce que plusieurs adversaires pouvaient prétendre au sacre».

Ramata Samaké (Tata de Sikasso), vainqueur du 1500m : «Je dédie ce trophée à mon coach qui a beaucoup travaillé avec moi pour me permettre d’être au top. Je le dédie également à toute la Région de Sikasso. Je suis contente, même si nous n’avons pas réussi à remporter les championnats».

Koumba Sidibé (Djoliba), vainqueur du 200m femmes : «Je suis fière et heureuse d’avoir offert deux médailles d’or à mon équipe, le Djoliba. 

Notre objectif était le titre, mais nous n’allons pas faine la fine bouche, après avoir terminé 3è du classement général». 

Issa Sangaré (AS Police), vainqueur des 100 et 200m : «Malgré mon doublé, je ne suis pas content parce que l’équipe n’a pas atteint son objectif. Après notre victoire au meeting de San, l’objectif était de remporter les Championnats nationaux et réaliser le doublé». 

Traoré Seynabou Diop, ancienne athlète et membre de la fédération : «Aujourd’hui, c’est un sentiment de joie qui m’anime. Quand je vois que les jeunes sont en train de prendre la relève, je ne peux qu’être fière d’eux. Je les félicite tous et les incite à travailler dur pour porter haut le drapeau national».

Propos recueillir par 

D. B.

Source: L’Essor