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La compétition regroupe des sociétaires de 8 ligues du pays : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Bamako. Seule la ligue de Kidal sera absente

jpg_une-482.jpg La 9è édition du championnat national du taekwondo se dispute ce week-end au pavillon des sports du stade Modibo Keïta. Organisée par la Fédération malienne de taekwondo et son sponsor, Sotelma-Malitel, la compétition regroupe 208 combattants issus des 8 ligues du pays : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Bamako. Seule la ligue de Kidal sera absente. compte de la situation sécuritaire qui prévaut dans la 8è Région. Chaque ligue sera présente à travers 26 athlètes et 3 encadreurs.

Ces 26 combattants se composent de : 8 seniors garçons et autant de filles et 10 combattants juniors masculins. 26 catégories seront présentes. – 46, – 49, -53, -57, -62, -67, -73, +63 kg pour les seniors filles. Les 8 catégories des seniors garçons sont constituées de -54, -58, -63, -68, -74, -80, 87, +87. Les juniors masculins âgés de 14 à 17 ans sont classés dans les catégories de -45, -48, -51, -55, -59, -63, -68, -73, -78, +78 Kg. Le programme prévoit aujourd’hui au stade Ouezzin Coulibaly un stage de recyclage des arbitres, la réunion technique, la pesée des combattants et le tirage au sort. Les combats débutent demain samedi. Les 208 athlètes vont livrer 182 combats.

La matinée, sera consacrée aux éliminatoires directes dans toutes les catégories. Après il y aura les demi-finales et certaines finales. Il est prévu au total 26 finales dont 18 le matin. Les 8 meilleures finales se dérouleront dans l’après-midi. Il est prévu sept combats dans chaque catégorie. Il y aura 112 combats pour les seniors garçons et filles et 70 combats pour les juniors. Ce 9è championnat sera rehaussé par la présence des meilleurs combattants de notre pays. Dans la catégorie de -74 kg, Ismaël Coulibaly aborde la compétition avec la faveur des pronostics. Il est le médaillé de bronze aux championnats mondiaux de Gyeong ju (Corée du Sud) et aux jeux africains de Maputo, en 2011. A Gyeong ju, Ismaël Coulibaly s’est hissé sur la troisième marche du podium des -74 kg. Il a livré 5 combats pour quatre victoires et une défaite.

Au 5è combat il a perdu devant le futur champion, l’Iranien Alireza Nasr Azadani. Dans la catégorie de -80 kg, on retrouve le champion d’Afrique de 2010, Toumani Diabaté pour produire le spectacle. Toumani Diabaté est le 4è Malien à remporter une couronne continentale après Daba Modibo Keïta et Ismaël Traoré sacrés tous les deux en 2005 à Madagascar et Oumar Cissé qui s’est hissé sur la plus haute marche du podium en 2008 à Yaoundé au Cameroun. Chez les filles, il y aura Aminata Oumou Traoré, -59 kg, médaillée de bronze à Tripoli. Mais dans la catégorie de -49 kg, il risque d’avoir moins de combats que prévu. Certaines athlètes envisagent déjà l’option du forfait de peur d’affronter la médaillée d’or des jeux africains de Maputo et la quadruple championne du Mali, Aminata Makou Traoré.


A seulement 21 ans, Aminata Makou Traoré dit Tanti peut se targuer du nombre significatif de compétitions auxquelles elle a participé sous les couleurs de son pays. Sa carrière a véritablement commencé en 2003, à l’occasion de sa participation aux compétitions ouest-africaines de Taekwondo. En 2006, Tanti a remporté une médaille d’or à l’occasion des championnats de la zone II à Bamako. Au tournoi de la francophonie, elle a enlevé une médaille en bronze. Elle a remporté en 2007 aux Jeux africains en Algérie une médaille de bronze. Toujours en 2007, au tournoi open clos-taureau,(une complétion de jeunes organisée par la mairie de Nantes Tanti s’est adjugée une médaille en or. Elle a bénéficié du trophée de la meilleure des meilleures.

En 2008, elle a enlevé une médaille de bronze lors du Challenge espoir au Gabon. Sans oublier les nombreuses compétitions auxquelles elle a participé au Benin, Libye, Cameroun. Pour ce championnat national, les premiers de chaque catégorie seront récompensés. Il y aura un prix pour le meilleur combattant, la meilleure combattante de la compétition et l’équipe fair-play. La fédération subventionnera également les trois premières ligues au classement.

Ladji Madihéry Diaby

L’Essor du 18 Novembre 2011