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Le Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre le Burkina et la Côte d’Ivoire se tient cette année à Ouagadougou, du 27 au 31 juillet 2019. Cette initiative est à sa 8e édition et elle se tient de manière rotative entre les deux pays. L’on peut d’abord rendre hommage à tous ceux qui ont eu la vision de la porter sur les fonts baptismaux, en occurrence les anciens présidents Laurent Gbagbo et Blaise Compaoré. Il faut, toutefois, apporter la précision qu’avant eux, peu après les indépendances des deux pays, Houphouët Boigny et Maurice Yaméogo avaient en projet de fusionner les deux pays pour en faire un. Maurice Yaméogo en avait pris pour son grade de la part de ses opposants, pour avoir osé entretenir une telle idée.L’on peut, en outre, se réjouir que le TAC ait résisté aux changements respectifs de régimes politiques que les deux pays ont connus. En effet, après Laurent Gbagbo et Blaise Compaoré, leurs successeurs respectifs, Alassane Dramane Ouattara et Roch Marc Christian Kaboré, ont mis un point d’honneur à perpétuer l’œuvre et cela, malgré le fait que la chute de Blaise Compaoré, dans les circonstances que l’on sait, a irrité, peut-on dire, du côté de la lagune Ebrié. C’est la preuve, s’il en est encore besoin, que le TAC transcende les humeurs des présidents. Et c’est heureux pour les peuples des deux pays.LePays