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La communauté internationale consacre depuis un certain temps, le 12 juin comme journée mondiale de lutte contre le travail des enfants. C’est dans la mouvance de cette fête, que le Club des Amis de Mekin Sikoro (CAMS), a organisé une table ronde afin de discuter des voies et moyens pour faire de cette lutte une affaire de tous les jours.

On notait la présence de Moulaye Assane Tall, du BIT/IPEC, du président du comité Africain pour les droits des Enfants, Dr Moussa Sissoko, du représentant du maire de Sikoro, Daouda Diarra, du représentant du CAMS, Sidi Diarra et de beaucoup d’autres invités.

Le représentant du CAMS, Sidi Diarra, dira que leur objectif premier est l’épanouissement des enfants. C’est pourquoi, il a noté que pour y parvenir le chemin sera long, mais qu’il mettra tout en œuvre pour y réussir.
Quant au représentant du Maire, Daouda Diarra il a salué les actions que le CAMS est en train de mener dans sa commune. L’émotion était grande pour Moulaye Assane Tall et le Dr Moussa Sikosso, en voyant les progrès que le centre a réalisés depuis sa création, il y a dix ans.
Les responsables des programmes de lutte contre le travail des enfants, ont noté que les résultats obtenus sont encourageants à travers les initiatives lancées par le CAMS.

Par ces actes, le CAMS, diront-ils, s’est engagé à tout mettre en œuvre en vue de l’éradication des pires formes de travail des enfants et la création de conditions meilleures de vie et de travail pour les enfants. Mais malgré tous les efforts engagés çà et là et les actions mises en œuvre, la situation de l’enfant est encore inquiétante au Mali, ont-ils affirmé, du fait, entre autres, du manque de sensibilisation des populations sur les impacts réels de la lutte contre le travail des enfants sur leur avenir et sur celui du pays tout entier. Et Dr Moussa Sissoko de dire que d’autres localités doivent s’inspirer de l’exemple du CAMS afin de gagner le combat contre le trafic des enfants.

A la fin de la journée, des recommandations ont été formulées par les participants qui s’articulent autour de quelques aspects qui consistent à intensifier les actions de retrait et d’éducation des enfants travailleurs du sud-est de Medina-Coura, poursuivre les actions médicales des enfants en situation de travail, créer des centres de formation professionnelle pour les enfants, faire le suivi et favoriser l’accès des enfants à l’école, renforcer la collaboration entre le CAMS et ses partenaires ainsi qu’accompagner les parents indigents.

Rappelons que le CAMS en collaboration avec le BIT/IPEC a retiré plus de 450 enfants en situation difficile.

Ramata TEMBELY

3 juillet 2006