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En vue d’amener au rejet de la plate-forme politique du MNLA, la tenue d’élections avant la libération des régions occupées, la médiation burkinabé, les négociations avec le MNLA et Ançardine, aura lieu une table ronde. L’information a été donnée par l’Alliance des démocrates patriotes pour la sortie de crise (Adps), le 29 novembre au siège de Cenas Faso Here.

L’objectif principal de la table Ronde est de faire d’une part, un brainstorming participatif et inclusif sur la situation de la crise du nord et, d’autre part, de formuler des propositions pertinentes sur la conduite à tenir par les autorités avant d’engager le Mali par la prise de décisions politiques majeures. Les conférenciers ont rappelé le contexte actuel, où le Mali se trouve enfoncé dans une crise politique, sociale, économique, sécuritaire et militaire sans précédent, caractérisée par les attaques et agressions contre de paisibles populations civiles et des éléments des forces armées et de Sécurité, aggravée par la chute des grandes villes du nord. Cette chute a engendré un déplacement massif des populations, le processus démocratique et la laïcité de l’Etat sont sérieusement en péril. Le coup d’Etat du 22 mars 2012 a vu le Mali menacé dans son existence même en tant que Nation. Pour eux, la rébellion, l’occupation, ont été soutenues et encouragées par des puissances étrangères avec la complicité de pays voisins. Aussi, les autorités de la Transition ont laissé échapper le contrôle politique et diplomatique du processus de sortie de crise.

La Table Ronde démontrera la capacité et la volonté des regroupements politiques et de la société civile de parler d’une même voix, en dépassant les positionnements partisans et en privilégiant la sauvegarde de l’intérêt supérieur, en vue d’aboutir, à la libération totale des régions occupées et à l’organisation d’élections démocratiques, libres, transparentes et crédibles sur toute l’étendue du territoire. Interrogé sur la participation de l’Adps à la concertation nationale reportée au 11 décembre prochain, Edmond Dembélé, secrétaire administratif du Cnas faso hère dira ceci : « l’Adps ne prendra pas part à la concertation nationale.

Le délai ne suffira pas pour apporter des modifications significatives aux termes de référence. Aussi, s’agissant d’ajouter des organes de transition complémentaire comme l’a souligné le président par intérim, cette solution n’est pas nécessaire. L’Adps propose de s’atteler à la libération de nord, après seulement un congrès extraordinaire inclusif pourrait être organisé pour faire le bilan des évènements et envisager les perspectives

Binta Gadiaga

Le Républicain du 30 Novembre 2012