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La Table ronde d’évaluation de programme pays – Mali par les membres du Conseil d’administration et du Comité d’évaluation du Fonds international de développement agricole (FIDA) et les autres partenaires de notre pays s’est tenue les 7 et 8 mars 2007 à l’hôtel de l’Amitié. Au terme de deux jours de travaux précédés de visites de terrain, les experts ont dégagé de nouvelles orientations qui serviront de base pour mieux préparer l’Accord conclusif et le nouveau document d’opportunités stratégiques pour notre pays.

Cette rencontre d’envergure a regroupé, d’un côté, les responsables des départements ministériels avec en tête le ministère de l’Economie et des Finances et celui de l’Agriculture et de l’autre des membres du Conseil d’administration, du Comité d’évaluation du FIDA et d’autres partenaires techniques et financiers pour procéder à une évaluation des programmes et projets financés par cette institution spécialisée des Nations Unies dans notre pays.

Si les deux parties sont convaincues que ces projets ont contribué à améliorer les conditions de vie des zones sahéliennes et sahariennes bénéficiaires, elles ont exprimé la nécessité de les renforcer. «Il convient de ne pas céder à l’autosatisfaction. Nous savons très bien que la lutte contre la pauvreté rurale surtout dans les régions marginalisées est très difficile. C’est donc tout à fait normal au Mali, aussi bien que dans les autres pays, de reconnaître que des améliorations sont nécessaires dans un certain nombre de domaines, si nous souhaitons améliorer l’impact de nos interventions» avait martelé à l’ouverture le Directeur du bureau d’évaluation du FIDA, Luciano Lavizziri.

Les débats ont porté sur certains points-clés : la nécessité d’une représentation du FIDA au Mali, l’élargissement de son partenariat avec les autres partenaires, la durabilité et la reproduction des interventions, leur rentabilité, les innovations et le suivi-évaluation.

Les participants, tenant compte du fait que les zones d’intervention du FIDA sont structurellement déficitaires au plan alimentaire, ont convenu que les interventions doivent s’orienter d’abord vers la mise en place d’infrastructures de production pour garantir la relance de la production et satisfaire les besoins alimentaires tout en jetant les bases d’une promotion des filières porteuses.

Quant aux organisations paysannes, il a été recommandé de les appuyer au niveau des services technico-économiques et de représentation dans le dialogue local.

Une des clés de l’atteinte des objectifs de la sécurité alimentaire réside dans l’introduction des innovations, les experts des deux parties sont convenus de l’élaboration de mécanismes de financement flexibles pour promouvoir la recherche agricole, créer des opportunités d’échanges interinstitutionnels à travers le dialogue sur les politiques.

Les domaines prioritaires retenus pour ces innovations concernent la formation et l’appui conseil, la sécurisation foncière, la micro finance rurale tout en prenant en compte l’approche genre.

Toutes ces actions devront être renforcées, comme préconisé par la table ronde par un renforcement des compétences techniques, des équipes des projets et l’implication des populations et des collectivités territoriales pour la gestion et l’entretien des investissements.

Le ministre de l’Agriculture, qui a reconnu la pertinence des actions du FIDA dans notre pays, a rappelé qu’elles sont en phase avec les grandes orientations de la politique du gouvernement consignées dans des programmes-phares : Mali prospective 2025, le Cadre stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté, le Schéma directeur de développement rural et la Loi d’orientation agricole.

Youssouf CAMARA

12 mars 2007.