Partager


Une moisson de 3215 milliards de F CFA


Les lampions se sont éteints, le vendredi 13 juin au CICB, sur la 6e Table ronde des bailleurs de fonds du Mali. La moisson a été bonne pour notre pays, qui reçoit de ses partenaires au développement, un engagement financier de 3215 milliards de F CFA, pour la période 2008-2012.

L’examen de passage a été réussi pour le Mali, qui devait convaincre ses partenaires au développement à mettre la main à la poche pour lui permettre d’enclencher une croissance accélérée de son développement.

La 6e Table ronde des bailleurs de fonds, qui a enregistré la participation de 250 personnes représentants les partenaires bilatéraux, multilatéraux et organismes financiers sous-régionaux et internationaux, a été l’occasion, pour le Mali, d’exprimer ses besoins réels de financement.

Les partenaires du Mali ont fait le constat, selon lequel, le gouvernement s’est engagé à mobiliser des ressources internes par l’augmentation des recettes fiscales et la recherche de ressources extérieures complémentaires par des dons et des prêts à des taux préférentiels.

Les participants ont alors jugé utile de renouveler leur confiance à notre pays en réitérant leur engagement à poursuivre leur coopération dans le carde des orientations et priorités définies par le gouvernement.

Deux annonces de financements ont été faites à notre pays par les bailleurs de fonds. L’une sur la période 2008-2011 pour un montant de 2634 milliards de nos francs ; et l’autre pour l’année 2012 à hauteur de 581 milliards de F CFA. Le total des promesses de financements se chiffre à la bagatelle de 3215 milliards de F CFA.

La stratégie de croissance accélérée du gouvernement a ainsi eu l’assentiment de ses partenaires, qui ont accepté de poursuivre les consultations pour une mobilisation des ressources indispensables à sa mise en œuvre et à celle du plan décennal des OMD. La conférence a préconisé la tenue, dans de brefs délais de consultations sur les thèmes relatifs au plan de développement agro-sylvo-pastoral 2008-2012 ;

la promotion des exportations et l’intégration du Mali dans le commerce mondial ; le schéma directeur statistique et son plan d’action de mise en œuvre ; l’initiative de localisation des OMD dans les 166 communes du PNSA et son impact sur la sécurité alimentaire.


Risques pour les OMD

La tâche consistait, pour le Premier ministre Modibo Sidibé, de prouver que le Mali connaît des avancées en matière de démocratie, d’Etat de droit, de respect des droits humains, de paix et de sécurité, de libertés individuelles et collectives, de pluralisme de l’espace médiatique. Le Premier ministre a fait part de son ambition de booster notre économie en développant l’agriculture et la culture du riz destiné à l’exportation.

La communauté internationale a pris connaissance des grandes réformes structurelles engagées par notre pays dans les secteurs financiers, bancaires et non bancaires, les télécommunications, le coton et l’énergie ayant pour but d’améliorer la performance du pays d’une manière globale.

La finalité pour le Mali est le maintien d’un cadre macroéconomique stable, l’amélioration de la gestion des finances publiques et la mise en œuvre de la réforme de l’administration.

A la cérémonie inaugurale, Ad Melkert, l’administrateur associé du Pnud, chef de file des partenaires au développement, a salué les avancées du Mali en matière de paix et de démocratie, entre autres.

Les préoccupations de la Table ronde portent toutefois, sur le risque pour notre pays de ne pas atteindre plusieurs Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) à l’horizon 2015.

La réussite des OMD, selon la conférence, butte à des obstacles comme la poussée démographique, la crise alimentaire mondiale, qui constitue un obstacle supplémentaire même si elle demeure aussi une opportunité de développement de la production céréalière du Mali.

Le Premier ministre Modibo Sidibé a, dans son allocution de clôture, salué l’engagement des partenaires au développement du Mali à nos côtés. « Nous sortons de cette conférence avec la conviction renforcée que le Mali peut envisager la réalisation de ses ambitions avec l’accompagnement réaffirmé de partenaires décidés à lui apporter l’appui et l’accompagnement nécessaires ».

La prochaine Table ronde est prévue en 2012 et sera l’occasion de jauger de la pertinence du cadre de concertation mise en place depuis 6 ans.

Abdrahamane Dicko